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Dernières Infos - Crise économique au Liban

"Certaines parties au pouvoir veulent aggraver la situation", déplore Aoun

Le chef de l'Etat libanais Michel Aoun (c) recevant le président et des membres du Conseil économique et social au palais de Baabda, le 27 avril 2022. Photo Twitter/@Lbpresidency

Le chef de l'Etat Michel Aoun a estimé mercredi que "certaines parties au pouvoir cherchent à aggraver la situation (économique) davantage" dans le pays, dont la monnaie nationale continue de se déprécier. Des propos qui pourraient constituer une critique implicite au mouvement Amal du président de la Chambre Nabih Berry, qui prend souvent la défense du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, alors que M. Aoun le tient pour l'un des responsables de l'effondrement économique et financier du Liban. 

"Certains manipulent les affaires financières et le taux de change de la livre, ce qui impacte négativement les citoyens, alors que des rapports de spécialistes locaux et internationaux signalent l’existence de parties qui cherchent à aggraver la situation davantage", a regretté M. Aoun, lors d'une réunion avec Charles Arbid, président du Conseil économique et social, et des membres du Conseil. "Certaines de ces parties sont au pouvoir, et c'est ce dont nous souffrons", a-t-il renchéri, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), alors que le président est accusé par ses détracteurs de vouloir redorer la fin de son mandat. Michel Aoun a toutefois assuré qu'il croit dans la résurrection du pays et qu'il œuvre à cette fin. Il a enfin espéré que son successeur "travaillera selon une feuille de route claire et dont les points sont déjà fixés". 

Les milieux de la présidence et du camp aouniste ont intensifié au cours des derniers mois leur campagne visant à limoger le gouverneur de la BDL, poursuivi dans le cadre de plusieurs enquêtes locales et internationales. Les relations sont en outre toujours tendues entre le camp présidentiel et le mouvement Amal du chef du législatif. 


Le chef de l'Etat Michel Aoun a estimé mercredi que "certaines parties au pouvoir cherchent à aggraver la situation (économique) davantage" dans le pays, dont la monnaie nationale continue de se déprécier. Des propos qui pourraient constituer une critique implicite au mouvement Amal du président de la Chambre Nabih Berry, qui prend souvent la défense du gouverneur de la Banque du Liban...