L’Iran a appelé hier à une réunion « le plus tôt possible » en vue de rétablir l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, alors que les négociations à Vienne sont interrompues depuis le 11 mars. Téhéran est engagé depuis un an dans des négociations directes avec la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine, et indirectes avec les États-Unis, pour rétablir cet accord. « Il est approprié de tenir une rencontre en présentiel le plus tôt possible », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh. « Il n’a pas encore été décidé où et à quel niveau cette réunion aurait lieu, mais elle est à l’ordre du jour », a-t-il ajouté.
Téhéran et Washington échangent leurs points de vue à Vienne par le biais du coordonnateur européen, Enrique Mora. Parmi les principaux obstacles dans les pourparlers figure la demande de Téhéran de retirer les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, de la liste noire américaine des « organisations terroristes étrangères ». « Ce qui se joue entre l’Iran et les États-Unis va bien au-delà d’un ou deux éléments », a souligné M. Khatibzadeh, rejetant sur Washington le blocage actuel. « Il est clair que si les États-Unis avaient donné les bonnes réponses aux questions en suspens, tout le monde serait déjà à Vienne », a-t-il ajouté. La semaine dernière, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a déclaré que « si l’Iran voulait la levée de sanctions au-delà de celles prévues par le JCPOA, il devait répondre à nos inquiétudes au-delà du JCPOA », acronyme anglais de l’accord sur le nucléaire.

