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Politique - Crise au Liban

Devant Mikati, la coordinatrice adjointe de l'ONU critique la lenteur des réformes du gouvernement

"Nous avons un partenariat transparent avec les Nations unies", se félicite le Premier ministre.

Devant Mikati, la coordinatrice adjointe de l'ONU critique la lenteur des réformes du gouvernement

La coordinatrice spéciale adjointe des Nations unies au Liban, Najat Rochdi, le 14 avril 2022, lors d'une conférence avec le Premier ministre Nagib Mikati

La coordinatrice spéciale adjointe des Nations unies au Liban, Najat Rochdi, a critiqué jeudi la lenteur des autorités libanaises pour la mise en place des réformes structurelles exigées par la communauté internationale afin sortir le pays de la pire crise économique de son histoire moderne, réitérant son appel à ce que ce processus soit enclenché le plus rapidement possible.

Mme Rochdi s'exprimait lors de la cérémonie de lancement de la stratégie des Nations unies au Liban pour la période allant de 2022 à 2025, tenue au Sérail en présence notamment du chef du gouvernement, Nagib Mikati, et de plusieurs membres de son équipe, dont le vice-président du Conseil, Saadé Chami, qui conduit la délégation libanaise chargée des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI).

Dans son allocution, la responsable onusienne a déploré "la lenteur du gouvernement à adopter les réformes exigées", insistant sur la nécessité de les mettre sur les rails, de lutter contre la corruption, et de préserver l'indépendance de la justice.

"Nous ne pouvons plus aider le Liban de manière conventionnelle"

"Nous avons constaté une augmentation du taux de pauvreté, ainsi qu'un effondrement des services essentiels, notamment ceux relatifs à la santé, l'éducation, l'eau et l'énergie", a déploré Mme Rochdi. "Il y a une faille structurelle au niveau du modèle économique" libanais, a-t-elle constaté, estimant qu'il faut "restructurer ce modèle et le redéfinir, en prenant en compte la conjoncture économique actuelle, ainsi que la dépréciation de la livre, le contrôle des capitaux, et la levée des subventions (fournies par la Banque centrale sur les carburants et autres produits de première nécessité), ainsi que l'exode des cerveaux". "Nous ne pouvons plus aider le Liban de manière conventionnelle", a affirmé la responsable. Elle a ensuite défini les priorités de l'organisation sur ce plan, à savoir, redresser le pays en aidant le gouvernement à résoudre quatre dossiers : la corruption, la crise économique, les secteurs de l'énergie et l'éducation, ainsi que ceux de la santé et de l'environnement. Des priorités auxquelles s'ajoute la lutte contre le chômage, l'insécurité  et la pauvreté, dans un pays où 80% de la population est désormais pauvre.

Prenant la parole, le Premier ministre a exhorté les Nations unies, ainsi que les pays donateurs et les partenaires locaux du gouvernement, à investir dans le développement, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. "Nous avons un partenariat transparent avec les Nations unies", a-t-il estimé, soulignant l'importance de cet accord qui "intervient alors que le pays traverse plusieurs crises". 

Depuis le déclenchement de la révolte populaire du 17 octobre 2019 contre les responsables politiques et financiers accusés de corruption et d'incompétence, de nombreux pays préfèrent venir en aide directement à la population libanaise en contournant les autorités à qui ils ne font plus confiance.

Le 7 avril dernier, les autorités libanaises ont toutefois conclu, au terme de laborieuses négociations, un accord préliminaire avec  le FMI en vue d'obtenir une assistance financière de trois milliards de dollars sur une période de quatre ans, conditionnée à la mise en place de réformes sérieuses.


La coordinatrice spéciale adjointe des Nations unies au Liban, Najat Rochdi, a critiqué jeudi la lenteur des autorités libanaises pour la mise en place des réformes structurelles exigées par la communauté internationale afin sortir le pays de la pire crise économique de son histoire moderne, réitérant son appel à ce que ce processus soit enclenché le plus rapidement possible. Mme...

commentaires (5)

Pauvre Mme Rochdi qui parle en l'air : "Lutte contre la corruption", "reformes", ce sont des concepts que les dirigeants de ce pays ne peuvent meme pas immaginer dans leur pires cauchemars.

Michel Trad

23 h 11, le 14 avril 2022

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Commentaires (5)

  • Pauvre Mme Rochdi qui parle en l'air : "Lutte contre la corruption", "reformes", ce sont des concepts que les dirigeants de ce pays ne peuvent meme pas immaginer dans leur pires cauchemars.

    Michel Trad

    23 h 11, le 14 avril 2022

  • IL FAUT AIDER MIKATI SURTOUT il va déclencher les réformes rapidement avec AOUN et Berry

    Gebran Eid

    21 h 17, le 14 avril 2022

  • Si Mme Rochdi pense que cette classe gouvernante veut entamer des réformes, elle devrait changer d'avis. Car, rien, rien n'est entamé concrètement , sauf des vœux et des paroles vides.

    Esber

    18 h 08, le 14 avril 2022

  • Elle critique et exige des réformes rapides, Tonton-Mendiant répond en pleurnichant et...en mendiant ! - Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 27, le 14 avril 2022

  • La corruption ça se soigne, l’incompétence ça se remplace et si c’est les deux alors, alors ça s’arrache.

    PPZZ58

    14 h 51, le 14 avril 2022

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