Dans le souk populaire de Tripoli, au Liban-nord, le 31 octobre 2021. Photo d'illustration Matthieu Karam
Les ministres de l'Agriculture, Abbas Hajj Hassan, et de l'Économie, Amine Salam, accompagnés d'agents de la Sécurité d'État et de contrôleurs du second ministère, ont infligé jeudi des amendes lors d'une inspection des grossistes du marché aux légumes de Beyrouth, dans le quartier de Tarik el-Jdidé, en réponse aux plaintes de citoyens concernant des "prix exorbitants".
"Il y a des commerçants qui ont une conscience et des commerçants qui n'en ont pas", a déclaré M. Salam, commentant les écarts de prix entre différents grossistes identifiés lors de l'inspection. Les prix pratiqués par les commerçants et qui étaient "obscènement chers" et ne pouvaient pas être justifiés par des factures ont fait que certains se sont vu infligés des amendes. "Il y a des amendes atteignant 40 millions de LL et des peines de prison", a ajouté M. Salam.
Les ministres ont également rencontré un certain nombre de détaillants et de clients qui se sont plaints des prix "chaotiques". M. Salam a déclaré qu'il y avait une "augmentation sans précédent des prix" et que le ministère de l'Economie avait reçu "des milliers de plaintes".
M. Hajj Hassan a déclaré pour sa part qu'il fallait s'attendre à des inspections "quotidiennes" pour "mettre fin au chaos sur les marchés" et que c'était "le rôle du ministère de l'Agriculture de poursuivre les commerçants corrompus où qu'ils se trouvent".
Réagissant à ces développements, le président du syndicat des commerçants de fruits et légumes en détail, Souheil Maabi, s'est dit "étonné" des accusations des commerçants en gros qui affirment que les détaillants sont responsables d'une hausse des prix des biens vendus. Le responsable syndical a assuré que les vendeurs au détail respectent les prix fixés par les autorités.


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