Le ministère iranien des Affaires étrangères a jugé hier que les nouvelles sanctions américaines contre Téhéran étaient un « nouveau signe de la malveillance » de Washington envers l’Iran. Washington a imposé mercredi des sanctions financières à des fournisseurs du programme de missiles balistiques iranien, à la suite d’une attaque au Kurdistan irakien revendiquée par les gardiens de la révolution, armée idéologique de Téhéran. « Cette décision est un autre signe de la malveillance du gouvernement américain », a dénoncé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, dans un communiqué.
Elle prouve que « l’administration américaine actuelle, contrairement à ce qu’elle prétend, utilise toutes les occasions pour lancer des accusations sans fondement afin de faire pression sur le peuple iranien », a-t-il ajouté.
Les nouvelles sanctions américaines visent le ressortissant iranien Mohammad Ali Hosseini et son « réseau de sociétés » en tant que fournisseurs du programme. Leurs éventuels avoirs aux États-Unis seront gelés et l’accès au système financier américain leur sera barré, a indiqué Washington. Les Gardiens de la révolution ont réagi hier, affirmant que « les prouesses des missiles » iraniens et l’influence régionale du pays étaient des « lignes rouges ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine