La conférence de presse donnée il y a une semaine par le bâtonnier Gaspard et les représentants des ordres des professions libérales. Photo DR
Une semaine jour pour jour après l’ultimatum lancé par les présidents des ordres des professions libérales et le bâtonnier de Beyrouth, Nader Gaspard, au gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, lui demandant d’enclencher une procédure de mise sous tutelle de toute banque qui n’est plus en mesure de poursuivre ses activités, les ordres ont publié hier un communiqué exprimant leur « étonnement » suite à la réponse du gouverneur. Le texte précise que celui-ci « fuit ses responsabilités à l’égard des banques, malgré son appel à conjuguer les efforts en vue de traiter » les problèmes soulevés. « Il n’a apporté aucune solution pratique qui permettrait de récupérer les fonds bloqués » dans les banques, poursuit le communiqué.
À la lumière de la réponse du gouverneur, les ordres professionnels ont donc prolongé « exceptionnellement » d’une semaine leur ultimatum, demandant au gouverneur de réunir le conseil central de son institution en vue de discuter de leurs revendications, qui consistent principalement en la mise en application des lois en vigueur. « Dans le cas d’un refus ou d’atermoiements, l’union des ordres professionnels se verra obligée de recourir aux mesures d’escalade à chaque début de semaine », jusqu’à satisfaction de toutes les demandes visant à assurer le droit des déposants, conclut le communiqué.
En décembre dernier, le barreau avait créé une commission pour la protection des droits des déposants, chargée de renforcer les moyens juridiques afin de faire valoir ces droits. Il y a un peu plus d’un mois, M. Gaspard et les représentants des autres ordres ont en outre mandaté un « observatoire » composé de représentants des professions libérales et de la société civile pour exposer au Fonds monétaire international les craintes des déposants sur un plan de répartition des pertes que concoctait le pouvoir en place, et qui imputait les pertes les plus grosses aux déposants plutôt qu’aux établissements bancaires, à la banque centrale et à l’État.



S'il s'agissait d'une banque ou 2, la BDL pouvait décider seule mais quand il s'agit de tout le système bancaire c'est le gouvernement qui décide, enfin je pense. Etonnante demande des métiers libéraux
18 h 52, le 10 mars 2022