Rechercher
Rechercher

Sport - Jeux Paralympiques D’Hiver De Pékin

Une ouverture dans la tempête ukrainienne

Une ouverture dans la tempête ukrainienne

Hier, lors du défilé des délégations au cours de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques d’hiver de Pékin, les Ukrainiens se sont présentés sous les applaudissements nourris du public. Leur porte-drapeau était Maksym Yarovyi. Mohd Rasfan/AFP

Menaces de boycott, tensions entre athlètes, revirement du Comité international paralympique (CIP) qui a finalement exclu les sportifs russes et biélorusses : la flamme des Jeux paralympiques d’hiver de Pékin s’est allumée hier, alors qu’une énorme polémique a été éteinte de justesse la veille. « Paix ! » C’est par ce cri que le président du CIP, Andrew Parsons, a conclu son discours d’ouverture de la XIIIe édition des Jeux paralympiques, qui a débuté près d’une semaine après l’invasion russe en Ukraine.

La cérémonie s’est ouverte sur une animation de la planète Terre pour présenter les anciennes éditions des Jeux, sous les yeux du président chinois Xi Jinping et en l’absence des sportifs russes et biélorusses. Mais bien avec les Ukrainiens, qui se sont présentés poing levé dans le stade sous les applaudissements un peu plus nourris du public et enthousiastes du président du CIP. « Notre présence aux paralympiques n’est pas anodine. C’est un symbole que l’Ukraine fut, est et restera un pays », a déclaré Valeriy Sushkevych, le président du Comité paralympique ukrainien, dont les représentants ont dû traverser en autocar l’Europe afin de pouvoir s’envoler pour la Chine.

Moscou veut saisir le TAS

L’invasion de l’Ukraine a entraîné l’exclusion de la Russie de nombreuses compétitions sportives, dont la Coupe du monde 2022 de football au Qatar, suite à un appel du Comité international olympique (CIO). Et la politique a rattrapé les paralympiques. Le CIP, qui avait autorisé mercredi les sportifs russes et biélorusses à concourir sous drapeau neutre, s’est ravisé le lendemain, jeudi, un revirement justifié par le fait que « des équipes et des athlètes menacent de ne pas participer ». « Le XXIe siècle est fait pour le dialogue et la diplomatie, non pour la guerre et la haine. La trêve olympique pour la paix pendant les Jeux olympiques et paralympiques est une résolution de l’ONU adoptée par consensus par 193 États membres lors de la 76e Assemblée générale de l’ONU. Elle doit être respectée et observée, non violée », a déclaré Andrew Parsons.

Si les comités paralympiques de nombreux pays ont approuvé le revirement du CIP, Moscou a dénoncé « une situation monstrueuse » et « une honte », promettant de saisir la justice sportive. Mise donc au ban du sport mondial, la Russie a enclenché sa riposte jeudi tard dans la nuit, promettant des recours pour réintégrer le prestigieux Mondial de football et les Jeux paralympiques. Les instances sportives de Moscou disent leur détermination à faire annuler ces sanctions, jugées « discriminatoires » et injustes pour leurs sportifs. La Fédération russe de football demande ainsi un « examen en accéléré ». Chose que n’est toutefois pas tenu d’accorder le Tribunal arbitral du sport (TAS), pas plus qu’il n’est contraint de geler les décisions prises en attendant une décision sur le fond. Le ministre russe des Sports, Oleg Matytsin, a de son côté annoncé un recours similaire pour réintégrer la Russie aux Jeux paralympiques d’hiver. Il espérait obtenir une décision « avant la cérémonie d’ouverture ».

Mais hier, le TAS a indiqué n’avoir encore reçu aucun recours russe. Si ceux-ci sont bien déposés, les tribunaux saisis auront entre les mains un dossier extrêmement sensible : une réintégration des sportifs et sélections russes serait une première victoire russe après plusieurs jours de mise au ban généralisée. Un maintien de ces sanctions ferait à l’inverse sans doute jurisprudence, dans un monde du sport ayant souvent rechigné à s’aventurer sur le terrain politique.

Quoi qu’il en soit, les absences russe et biélorusse contraste avec les Jeux olympiques d’hiver de Pékin il y a tout juste un mois : les Russes, nombreux et applaudis, avaient défilé devant leur président Vladimir Poutine, invité d’honneur. Sanctionnée depuis plusieurs années pour dopage institutionnalisé, la Russie ne peut envoyer de sportif concourir sous son drapeau lors des grandes compétitions internationales. Les dirigeants russes ne peuvent d’ailleurs en théorie pas se rendre à ces événements, sauf à l’invitation du chef d’État du pays hôte... ce que Xi Jinping avait fait pour Vladimir Poutine.

Source : AFP

Menaces de boycott, tensions entre athlètes, revirement du Comité international paralympique (CIP) qui a finalement exclu les sportifs russes et biélorusses : la flamme des Jeux paralympiques d’hiver de Pékin s’est allumée hier, alors qu’une énorme polémique a été éteinte de justesse la veille. « Paix ! » C’est par ce cri que le président du CIP, Andrew Parsons, a conclu son discours d’ouverture de la XIIIe édition des Jeux paralympiques, qui a débuté près d’une semaine après l’invasion russe en Ukraine.La cérémonie s’est ouverte sur une animation de la planète Terre pour présenter les anciennes éditions des Jeux, sous les yeux du président chinois Xi Jinping et en l’absence des sportifs russes et biélorusses. Mais bien avec les Ukrainiens, qui se sont présentés poing levé dans...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut