Avec Alfa Romeo et sa monoplace baptisée C42, à dominante rouge et blanche, l’ensemble des monoplaces des écuries de F1 a désormais été dévoilé à moins d’un mois de la reprise de la saison le 20 mars au GP de Bahreïn. Photo DR
Alfa Romeo a présenté hier dimanche sa monoplace pour la saison 2022, baptisée C42, dernière livrée des écuries de F1 pour la prochaine saison. « La C42, propulsée par un nouveau moteur Ferrari, est une machine de course conçue pour la bagarre (…) », a promis le constructeur italien. À dominante rouge et blanche, cette C42 a déjà eu l’occasion de rouler avant même sa présentation à Barcelone lors des tests de présaison en milieu de semaine dernière, dans une livrée camouflage. Mais des problèmes mécaniques l’ont empêchée de se tester suffisamment, contrairement à d’autres écuries.
Alfa Romeo présente sa livrée comme « un clin d’œil » au passé, « rappelant les designs historiques des années passées et l’héritage d’Alfa Romeo et de Sauber Motorsport, à l’occasion des 30 ans de l’équipe de Hinwil en F1 ». Pour la piloter, l’écurie italo-suisse pourra compter sur son nouveau duo composé de Valtteri Bottas, ancien de Mercedes, et Zhou Guanyu. « Nous avons la plus grande confiance dans cette voiture pour aider l’équipe à faire un grand pas en avant vers le haut de la grille », s’est réjoui Frédéric Vasseur, Team Principal d’Alfa Romeo.
Avec Alfa Romeo, l’ensemble des monoplaces des écuries de F1 a désormais été dévoilé, à moins d’un mois de la reprise de la saison le week-end du 20 mars pour le Grand Prix de Bahreïn.
En outre, après McLaren mercredi dernier et Ferrari jeudi, Lewis Hamilton et George Russell (Mercedes) ont signé vendredi les meilleurs temps des trois premiers jours d’essais hivernaux, devançant Sergio Perez et Max Verstappen (Red Bull). Ce n’étaient que des essais, bien sûr, mais le septuple champion du monde Hamilton comptait bien marquer le coup. Dans les dernières minutes de trois jours studieux en Catalogne, il a donc pris la meilleure marque. Pendant ces trois jours, avec des destins variables, les écuries ont pu étrenner les toutes nouvelles monoplaces à l’aérodynamisme modifié en 2022, saison d’un profond changement de règlement censé réduire les écarts de performances entre les équipes. Mais pour le moment, force est de constater qu’on retrouve les mêmes à l’avant, les favoris Mercedes et Red Bull, qui ont fait la pluie et le beau temps en 2021.
Mercredi et jeudi donc, McLaren et Ferrari s’étaient montrés aux devants, confirmant leurs positions d’outsiders et promettant des jours meilleurs pour les fans anglais et tifosi italiens après des années de disette. Mais vendredi, alors que nombre d’écuries connaissaient des problèmes de fiabilité, Mercedes a ainsi pris les commandes. D’abord avec sa nouvelle recrue George Russell, remplaçant de Valtteri Bottas. Ensuite avec le vice-champion 2021, qui en 1 min 19 sec 138/1000es asseyait son autorité. Toutefois, plus que le chrono, l’important est d’enchaîner les kilomètres avec les nouvelles voitures et les nouveaux pneus – au diamètre plus grand d’une douzaine de centimètres. Et notamment comprendre le phénomène de « marsouinage », qui voit les monoplaces rebondir de haut en bas en ligne droite, en raison du nouvel effet de sol (ou de succion) qui plaque la monoplace au bitume. Les écuries et pilotes auront encore trois jours de tests à Bahreïn, du 10 au 12 mars, pour appréhender les nouveaux changements.
Outre Mercedes, Red Bull, Ferrari et McLaren, Williams a aussi réussi sa mission en multipliant les boucles vendredi, surtout avec sa recrue Alex Albon. La moisson est mitigée en revanche pour Aston Martin, malgré le 3e temps de Sebastian Vettel, avec une session stoppée prématurément à cause d’une fuite d’huile. Son équipier Lance Stroll n’a pas pu courir l’après-midi du vendredi. Yuki Tsunoda (AlphaTauri), Esteban Ocon (Alpine) et Mick Schumacher (Haas) n’ont pas non plus vu la piste de l’après-midi en raison de problèmes mécaniques essuyés plus tôt par leurs équipiers Pierre Gasly, Fernando Alonso et Nikita Mazepin.
Pour Haas, la piste n’était presque qu’un détail : l’écurie américaine, dont le sponsor principal est le groupe russe Uralkali, est en plein tourment en raison de l’invasion de l’Ukraine. Sa monoplace arborait ainsi une livrée blanche unie. Son directeur Guenther Steiner a expliqué que l’équipe décidera rapidement de l’avenir à long terme du partenariat avec Uralkali. Un contrat en suspens, tout comme la carrière en F1 de Nikita Mazepin, arrivé en 2021 avec le soutien financier de son père milliardaire, Dmitry Mazepin, directeur non exécutif d’Uralkali.
Source : AFP

