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Politique - Décryptage

Baabda s’explique sur Salamé, la frontière maritime et les législatives

Au palais de Baabda, les dossiers s’accumulent sur les bureaux des conseillers et sur celui de Michel Aoun. Désormais, toutes les questions importantes passent par là. Au point que certaines parties n’hésitent pas à accuser le chef de l’État d’outrepasser ses prérogatives. Mais les proches de la présidence s’empressent de réfuter ces accusations, assurant que Michel Aoun ne fait qu’utiliser les pouvoirs qui lui sont accordés par la Constitution.

Par exemple, selon les proches de Baabda, la Constitution donne au chef de l’État le droit de négocier les traités et les accords internationaux. Par conséquent, il est normal que ce soit lui qui supervise les négociations avec l’émissaire américain au sujet du tracé de la frontière maritime avec Israël. Sur ce dossier en particulier, les proches s’efforcent d’expliquer la position présidentielle en critiquant les surenchères autour de la ligne 29, favorable au Liban, mais rejetée par Israël et les États-Unis. Dire que la ligne 29 est la seule valable, c’est couper court aux négociations, estime-t-on à Baabda. Il y a plusieurs mois, lorsque la délégation libanaise avait revendiqué cette ligne, les discussions se sont arrêtées et les Israéliens, via les Américains, ont commencé à dire qu’ils veulent la ligne 1, c’est-à-dire une partie des blocs revendiqués par le Liban. De même, poursuit-on de mêmes sources, il n’y a jusqu’à présent pas de documents concrets qui certifient que le Liban a effectivement droit à la ligne 29. Si le Liban envoie une note en ce sens aux Nations unies, d’une part, les négociations s’arrêteraient et, d’autre part, cela pourrait susciter un nouveau problème dont le Liban se passerait volontiers, ayant lui-même besoin de commencer à exploiter ses ressources gazières.

À la question de savoir si le chef de l’État serait enclin à faire des concessions en contrepartie d’une levée des sanctions américaines sur son gendre Gebran Bassil, les proches de Baabda s’offusquent. D’abord, disent-ils, ce n’est pas ainsi que les questions sont traitées avec un grand pays comme les États-Unis. Ensuite, les Américains avaient eux-mêmes discuté avec le chef du CPL et lui avaient dit que s’il voulait ne pas être sanctionné, il devait rompre ses liens avec le Hezbollah. Ce qu’il n’a pas fait. Quant au président Aoun, qui, selon ses proches, a déjà largement payé le prix fort pour ses convictions, il ne cherche pas à influencer M. Bassil et ne fait jamais de compromis sur des sujets qui concernent la nation.

Sur la situation économique du pays, les proches du chef de l’État rappellent que lorsqu’il était encore en exil en France, et dans des entretiens réalisés en 1998 puis en 2002, il avait prédit que le Liban se dirigeait vers la catastrophe parce que son économie n’est pas construite sur des bases saines et viables. Aujourd’hui, l’économie s’est effondrée parce que des circonstances internes et externes se sont combinées, montrant que le pays ne peut plus continuer à être géré de la même façon.

Riad Salamé

Sur ce dossier, on souligne à la présidence que pour M. Aoun, le problème avec le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé n’est pas d’ordre personnel. Le chef de l’État veut seulement savoir où est passé l’argent des déposants. Sachant que, selon ses calculs, les avoirs des déposants dans les banques prêtés à la banque centrale sont de 86 milliards de dollars, que 5 milliards ont été donnés au gouvernement et que 13 milliards sont encore à la banque centrale, il reste 68 milliards. Où sont-ils ? Cela fait plus d’un an et demi que les parties concernées cherchent à gagner du temps, et ne donnent pas aux autorités les documents et les informations requis. Toujours selon les mêmes sources, c’est ne pas connaître la procureure Ghada Aoun, qui a lancé des poursuites contre M. Salamé, que de croire que le chef de l’État la pousse à agir ainsi. « Elle ne répond à personne », assure-t-on. Quoi qu’il en soit, le président estime que « les innocents n’ont pas peur de la justice » et que le mieux pour le gouverneur serait de se présenter devant la justice et de montrer qu’il n’a rien à se reprocher. Sur les risques d’escalade avec Israël après le survol du drone du Hezbollah, on souligne à la présidence que cette éventualité n’est pas envisagée. M. Aoun estimerait toutefois qu’il s’agit d’un développement important, puisque le drone a pu accomplir une mission de près de 40 minutes sans avoir été intercepté par les Israéliens. Selon les proches du président, il n’y aurait pas de risque sécuritaire grave actuellement, car l’armée veille et remplit sa mission au Sud en collaboration avec la Finul.

Au sujet des législatives, les proches de Baabda affirment que pour M. Aoun, elles auront lieu à la date prévue. Même s’il accuse certaines parties de chercher un prétexte pour les reporter tout en voulant lui faire assumer la responsabilité du report. C’est notamment le cas, à ses yeux, pour ce qui est de son soutien à l’idée de « mégacentres » qui accueilleraient dans leurs zones de résidence des électeurs votant dans des circonscriptions éloignées. « Comment peut-on être à Washington et voter (pour des listes) à Tannourine, et être à Beyrouth et ne pas pouvoir voter au Metn ? » ? se demande-t-il, selon ses proches, concluant sur le fait que « nous vivons dans la jungle des lois ». Sur ce point, Michel Aoun reste convaincu que dans la bataille contre la corruption, il est seul contre tous. Les Libanais sont donc invités par Baabda à appuyer « ceux qui défendent leurs intérêts », surtout que « la bataille touche à sa fin ».

Au palais de Baabda, les dossiers s’accumulent sur les bureaux des conseillers et sur celui de Michel Aoun. Désormais, toutes les questions importantes passent par là. Au point que certaines parties n’hésitent pas à accuser le chef de l’État d’outrepasser ses prérogatives. Mais les proches de la présidence s’empressent de réfuter ces accusations, assurant que Michel Aoun ne fait qu’utiliser les pouvoirs qui lui sont accordés par la Constitution. Par exemple, selon les proches de Baabda, la Constitution donne au chef de l’État le droit de négocier les traités et les accords internationaux. Par conséquent, il est normal que ce soit lui qui supervise les négociations avec l’émissaire américain au sujet du tracé de la frontière maritime avec Israël. Sur ce dossier en particulier, les proches s’efforcent...
commentaires (17)

Tant pis si nos commentaires sont censurés mais j’espère seulement que le rédacteur en chef de ce journal prend la peine de les lire avant qu’ils ne finissent dans la corbeille. Il n’est pas permis de publier des inepties pareils et de se permettre de supprimer les commentaires qui sont un droit de réponse des lecteurs à ces propagandes honteuses.

Sissi zayyat

12 h 40, le 22 février 2022

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Commentaires (17)

  • Tant pis si nos commentaires sont censurés mais j’espère seulement que le rédacteur en chef de ce journal prend la peine de les lire avant qu’ils ne finissent dans la corbeille. Il n’est pas permis de publier des inepties pareils et de se permettre de supprimer les commentaires qui sont un droit de réponse des lecteurs à ces propagandes honteuses.

    Sissi zayyat

    12 h 40, le 22 février 2022

  • Quand vous payez des soi-disant journalistes en monnaie de singe, le niveau est au ras des pâquerettes.

    Touma Keirouz

    08 h 53, le 22 février 2022

  • Scarlette, référez-vous à l'interview du Général Georges Nader concernant la ligne 29. Pas besoin d' Enigma pour comprendre et décrypter.

    Wlek Sanferlou

    18 h 49, le 21 février 2022

  • Dans tous les cas Mr. Aoun est le pire président que le Liban a connu ???

    Eleni Caridopoulou

    18 h 33, le 21 février 2022

  • En plus l’auteure est payée par nos abonnements pour écrire de pareilles sottises, c’est de l’abus de bien social !

    Lecteur excédé par la censure

    18 h 26, le 21 février 2022

  • c'est un peu triste, nostalgique, de lire la conclusion de Scarlett Haddad ;" Michel Aoun reste convaincu que dans la bataille...il est seul contre tous" suivi de "surtout que la bataille touche a sa fin". Ca resume parfaitement l'itineraire de cet homme qui pour notre malheur s'est trouvé en position de declencher des conflits affectant nos vies. Toujours "convaincu" et "seul contre tous", essayant de nous vendre son projet comme un marchand de tapis en été. A coup de "c'est bientot fini". Il ne manque que "l'aube radieuse" chere au Staliniens. Allez. c'est bientot fini et il ira vendre ses salades a la poignée de beats qui pensent que le canoniser coule de source.

    Lebinlon

    16 h 18, le 21 février 2022

  • Ne manquent plus que les poignées de riz, les pétales de fleurs et les youyous ! - Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 16, le 21 février 2022

  • La Pravda locale, sauce orange-citron. Ça devient pénible, et insultant pour l'intelligence du lecteur.

    Leila G

    14 h 00, le 21 février 2022

  • PRIERE LIRE PROPAGANDISTE. MERCI.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 40, le 21 février 2022

  • À L’Orient-Le jour, vous avez un porte-parole médiatique du CPL Où est le décryptage ?

    Citoyen Lambda

    12 h 26, le 21 février 2022

  • PROPAGANDE ET DESINFORMATION... ET ENCENSEMENTS COMME A L,ORDINAIRE. OU EST LA CENSURE DE L,OLJ POUR CENSURER LES INEPTIES DE MADAME LA PROPAGANTISTE HEZBOLLAHI/CPL ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 12, le 21 février 2022

  • ll n' y a rien a expliquer Baabda..! Expliquez plutot , pourquoi l' enquete sur l' explosion du port censee prendre 5 jours , selon Baabda, est au point mort aprês 18 mois !

    LeRougeEtLeNoir

    11 h 44, le 21 février 2022

  • Une rédaction d’un élève de cinquième d’une bonne école francophone notée 5 sur 20 car une suite de bêtises et d’incohérences. L’auteure prend vraiment les lecteurs de l’OLJ pour des idiots … je ne relèverai qu’une seule grosse couleuvre : les américains auraient demandé à Gebran Bassil son avis pour ne pas le sanctionner. Même Netflix n’aurait pas imaginé un tel scénario

    Lecteur excédé par la censure

    11 h 34, le 21 février 2022

  • mille remerciements a scarlett haddad. comme explications oiseuses elle n'auarit pas pu faire mieux. mais bon c'est son boulot d'essayer d'innocenter son idole de patron. elle en a non seulement le droit mais le devoir. les citoyens eux ont leurs convictions propres- dans tous les sens du terme propres.

    Gaby SIOUFI

    10 h 09, le 21 février 2022

  • Blamer toute la classe politique en prétendant ne pas en faire partie! Article pathétique et offusquant...

    Hanna Philipe

    09 h 56, le 21 février 2022

  • Les clarifications de baabda ressemblent a des arguments d’un ecolier. Tout le monde sait maintenant les vraies motivations de baabda. Elles concernent le gendre et son avenir politique. Ou sont passés les 68 mi lliards ? Demandez aux ministres de l’electricite qui en ont dilapidé 40 milliards et plus depuis que ce ministere est squatté par le CPL. Pauvre Liban

    Goraieb Nada

    06 h 47, le 21 février 2022

  • Pathe-Marconi…

    Gros Gnon

    06 h 42, le 21 février 2022

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