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Politique - Liban

Un événement hostile au Bahreïn se tient à Beyrouth malgré l'interdiction des autorités

Le ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, avait demandé aux forces de l'ordre d'empêcher cet événement qui s'est tenu à Ghobeiri, considéré comme un fief du Hezbollah.

Un événement hostile au Bahreïn se tient à Beyrouth malgré l'interdiction des autorités

Une photo obtenue par L'Orient-Le Jour et montrant une invitation à un événement de l'opposition bahreïnie organisé à Beyrouth, le 14 février 2022.

Un événement hostile au pouvoir au Bahreïn s'est tenu lundi soir à Beyrouth, malgré l'interdiction des autorités libanaises, dans un geste de défiance soutenu par le Hezbollah, au moment où le Liban tente de rétablir ses liens avec les monarchies du Golfe, minés par une grave crise diplomatique.

L'événement en question, un "rassemblement solidaire" intitulé "Unis pour la justice", à l'initiative du groupe d’opposition chiite de Bahreïn al-Wifaq, a eu lieu dans le quartier de Rihab, à Ghobeiri dans la banlieue sud de Beyrouth à 19h. Les organisateurs affirment marquer les 11 ans depuis "le mouvement pacifique et populaire réclamant la justice, la liberté et la transition démocratique". Cet événement hostile au pouvoir bahreïni devait se tenir également à Beyrouth vendredi dernier mais n'avait finalement pas eu lieu. Al-Wifaq explique que des "raisons techniques" ont empêché cet événement, et qu'il sera reprogrammé pour lundi et mardi.

Le rassemblement de lundi s'est tenu malgré l'interdiction, à deux reprises, prononcée par le ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui. Une interdiction qui avait irrité les milieux du Hezbollah, le parti chiite étant toutefois représenté au sein du gouvernement de Nagib Mikati.

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Le président du Forum bahreïni des droits de l'Homme, Baqr Darwiche, avait estimé récemment que l'interdiction d'organiser ces activités "est une atteinte à la liberté d'expression". Interrogé par un média libanais au sujet de l'embarras dans lequel pourrait se retrouver Beyrouth au vu des tensions diplomatiques avec les pays arabes du Golfe, M. Darwiche avait précisé que "les pressions exercées par le gouvernement de Bahreïn sur les autorités libanaises constituent une agression contre la souveraineté nationale et violent les normes diplomatiques".

Jeudi, le ministre Maoulaoui, après concertation avec le Premier ministre, avait demandé aux forces de sécurité d'empêcher la tenue de cet événement. Il avait également demandé de "prendre toutes les mesures nécessaires pour collecter des informations sur les organisateurs, les personnes qui ont appelé à ces événements ainsi que les invités". "Nous sommes Arabes et nous le resterons", a déclaré mardi le ministre en réaction à la tenue de cette réunion. "Comment un séminaire ou une réunion provocatrice peuvent-ils servir l'intérêt d'un pays qui s'est effondré en délaissant ses alliés ?", a-t-il lancé, avant de dénoncer ceux qui font du Liban "un théâtre de provocation".

Les autorités libanaises ont multiplié dernièrement leurs efforts afin d'empêcher toute activité hostile aux monarchies du Golfe. A la mi-décembre, Bassam Maoulaoui avait ordonné l'expulsion des membres non-libanais du groupe al-Wifaq, quelques jours après la tenue à Beyrouth d'une conférence de presse qui avait irrité Manama. En janvier, le Hezbollah avait parrainé une conférence en soutien à l’opposition au gouvernement des Saoud, à une date commémorant l’exécution de l’imam chiite Nimr al-Nimr, considéré comme une figure de la contestation saoudienne.

Le Liban tente de rétablir ses liens avec les monarchies du Golfe à la suite de la crise déclenchée par des propos hostiles émanant de l'ancien ministre de l’Information, Georges Cordahi, au sujet de l'intervention de l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen. Si depuis des avancées avaient semblé se profiler, elles ne se sont pas concrétisées. Le Koweït avait soumis douze propositions aux autorités libanaises, lors d'une visite de son chef de la diplomatie à Beyrouth le mois dernier, afin de s'orienter vers un dégel diplomatique. Cette feuille de route comprenait plusieurs requêtes générales de la communauté internationale, comme l'organisation d'élections législatives et le lancement de réformes, ainsi que certains points comme l’appel au respect de la résolution 1559, adoptée en 2004 et qui porte, entre autres, sur "le désarmement et la dissolution de toutes les milices". Il y a deux semaines, le chef de la diplomatie koweïtienne, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammad al-Sabah, avait annoncé que la réponse du Liban aux propositions était "à l'étude" et que des décisions seraient prises concernant la suite à donner à cette initiative.

Un événement hostile au pouvoir au Bahreïn s'est tenu lundi soir à Beyrouth, malgré l'interdiction des autorités libanaises, dans un geste de défiance soutenu par le Hezbollah, au moment où le Liban tente de rétablir ses liens avec les monarchies du Golfe, minés par une grave crise diplomatique.L'événement en question, un "rassemblement solidaire" intitulé "Unis pour la justice", à...

commentaires (17)

Messieurs nos BIG BOSSES en-haut de la liste d'importance, si vous avez encore un peu de conscience patriotique, d'honneur et de respect pour le Liban que vous prétendez diriger...rentrez chez vous et laissez votre poste à d'autres plus capables et honnêtes, il en existe encore dans notre pays ! Et n'oubliez surtout pas d'emporter avec vous Hassan Nasrallah l'Iranien qui n'a rien à faire chez nous ! Mettez-le dans un avion, une de ses fusées, une voiture ou hélicoptère...l'essentiel est que nous soyons débarrassés de cet empêcheur de vivre dignement !!! - Irène Saïd

Irene Said

14 h 39, le 15 février 2022

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Commentaires (17)

  • Messieurs nos BIG BOSSES en-haut de la liste d'importance, si vous avez encore un peu de conscience patriotique, d'honneur et de respect pour le Liban que vous prétendez diriger...rentrez chez vous et laissez votre poste à d'autres plus capables et honnêtes, il en existe encore dans notre pays ! Et n'oubliez surtout pas d'emporter avec vous Hassan Nasrallah l'Iranien qui n'a rien à faire chez nous ! Mettez-le dans un avion, une de ses fusées, une voiture ou hélicoptère...l'essentiel est que nous soyons débarrassés de cet empêcheur de vivre dignement !!! - Irène Saïd

    Irene Said

    14 h 39, le 15 février 2022

  • Ça n’a rien à voir, mais si parmi vous il y a des gens qui ont besoin d’argent et qui envisagent d’aller à la banque avec un bidon d’essence et un pistolet pour retirer leur argent, je leur conseille de se faire immuniser contre la justice en s’affiliant au hezb avant de tenter leur coup. Voilà, c’était le conseil du jour, bonne journée à tous.

    Gros Gnon

    09 h 38, le 15 février 2022

  • Mon leitmotiv maintes fois répété dans votre journal et censuré, reste d'actualité. A court terme la partition ou une guerre civile. L'entente entre le parti de (leur) dieu, et le parti des homme qui veulent un Etat de droit n'est plus possible. Pas la peine de se leurrer.

    Roborm

    09 h 32, le 15 février 2022

  • Ou est notre sacro sainte liberte d'expression, dans un pays ou on peut "insulter" impunement le president, mais ou les opposants a des regimes autoritaires ne peuvent pas s'exprimer. Dilemne libanais !!!!!!!!!!!

    Nader

    09 h 02, le 15 février 2022

  • Pourquoi interdire un rassemblement pacifique? Juste parce que le Bahreïn l'a demandé ? On est devenu aussi soumis? Aussi vendus? On a peur que le Bahreïn arrête de nous donner l'aumône alors on exécute tous ces ordres sans réfléchir ? C'est ça le Liban indépendant ? Une marchandise qu'on achète à bas prix? Et si c'était un rassemblement contre le pouvoir iranien ou turc ou vensuelien et je ne sais pas qui, est ce qu'on l'aurait interdit?

    Souheil Mansour

    08 h 56, le 15 février 2022

  • COMMENT SONT-ILS ENTRES DANS LE PAYS ? QUI EST DEVENU UN BORDEL OU DEUX MILICES DE MERCENAIRES D,UNE MEME COMMUNAUTE FAIT LA LOI EN PROVOQUANT LES AUTRES COMMUNAUTES ET EN S,EN FOUTANT DE L,ETAT GOUVERNE PAR DES CLIQUES MAFIEUSES.

    LA LIBRE EXPRESSION, CENSUREE PARTI PRIS/ INTERET

    08 h 24, le 15 février 2022

  • Bien entendu le President fort n’est pas au courant.

    Goraieb Nada

    08 h 20, le 15 février 2022

  • Donc nous ne sommes plus maître même des affaires étrangères, puis en même temps on attaque l’armée et pour couronne le. Tout on se revendique d’une certaine mouvance ou d’un certain axe ….. que restera t il du Liban que l’on a connu ?!?!

    Bery tus

    07 h 11, le 15 février 2022

  • Avant il levait l’index. Maintenant il lève le majeur. C’est quoi la suite logique?

    Gros Gnon

    04 h 46, le 15 février 2022

  • Baabda devrait reliever son pantalon

    Zampano

    04 h 24, le 15 février 2022

  • Le hezb étrangle le liban sûrement et rapidement et le "pouvoir " somnole, radote et tourne les yeux au loin ... quelle HONTE

    Wlek Sanferlou

    02 h 38, le 15 février 2022

  • Quelles autorités ? Quel ministre ? Quelles forces de l’ordre ? Il n’y a qu’une autorité, un guide suprême qui fait ce qu’il veut, et une milice …. Pas compliqué !

    LeRougeEtLeNoir

    01 h 29, le 15 février 2022

  • En résumé, ni le président fort, ni le premier ministre multimilliardaire ni le ministre du dedans n’ont pu empêcher une poignée d’individus de tenir une réunion interdite. Et vous nous parlez encore de prestige de l’Etat. L’Etat libanais n’existe plus et tous ceux qui ont une fonction officielle au sein de cet État sont illégales. Dorénavant chacun pour soi et chaque partie de la population fait sa propre loi et assure son auto sécurité

    Lecteur excédé par la censure

    20 h 57, le 14 février 2022

  • On sait qui sont les organisateurs, qui sont les participants. Combien y aura-t-il d'arrestations? Le ministre de l'Intérieur a donné consigne aux forces de l'ordre d'empêcher cette manifestation, mais quel gendarme oserait intervenir ? La loi libanaise n'a pas cours à Ghobeyri qui n'est pas au Liban, mais au Hezbollahland.

    Yves Prevost

    20 h 57, le 14 février 2022

  • Encore une preuve que le Liban est sous occupation iranienne!

    IMB a SPO

    20 h 52, le 14 février 2022

  • Si un gouvernement central n'est même pas foutu d'empêcher une manif, (laquelle est contre l'intérêt national du pays) pourquoi, je vous demande, maintient-on une armée qui côute des milliards? Mais quelle blague que ce pays!! une autre gifle en pleine figure...

    Jean-Paul Khayat

    20 h 42, le 14 février 2022

  • Mais on a fermé les Yeux !!

    DRAGHI Umberto

    20 h 08, le 14 février 2022

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