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Politique - Législatives

Les autorités sont tenues d’assumer la responsabilité du scrutin, plaide le GIS

Le mouvement Amal réitère son opposition à tout report.

Le Groupe international de soutien au Liban (GIS) a estimé hier que les prochaines législatives constituent « une responsabilité souveraine qu’il incombe aux autorités d’assumer ». Il a plaidé pour un renforcement de la représentation des femmes, ainsi que pour des élections libres, équitables et transparentes.

« Si la communauté internationale est profondément engagée et a apporté un soutien financier, matériel, technique et politique important au processus électoral, les élections sont avant tout un droit et une attente du peuple libanais et une responsabilité souveraine qu’il incombe aux autorités d’assumer », précise le GIS dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion. Le groupe plaide une nouvelle fois en faveur de « l’organisation d’élections libres, équitables, transparentes et inclusives le 15 mai 2022, comme prévu » et souligne la nécessité que « les préparatifs soient effectués rapidement, conformément au cadre législatif existant et aux délais constitutionnels ». Le Groupe de soutien « exhorte les organes compétents à allouer les ressources financières nécessaires à la tenue des élections au Liban et à l’étranger, à permettre au ministère de l’Intérieur et à la Commission chargée de la supervision des élections d’être pleinement opérationnels, et à assurer l’organisation en temps voulu du vote de la diaspora ». Il appelle « tous les acteurs politiques à s’engager de manière responsable et constructive dans le processus électoral » et à organiser des élections pacifiques qui répondent à l’intérêt du pays et de tous les Libanais. Le groupe international les encourage également à « garantir l’inclusion de femmes candidates sur leurs listes électorales et à renforcer la représentation et la participation politiques des femmes dans tous les domaines ».

Le Groupe international de soutien au Liban a été créé en 2013. Il inclut les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni), ainsi que l’Allemagne, l’Italie, l’Union européenne, l’ONU et la Ligue arabe.

Les élections législatives prévues le 15 mai sont perçues par nombre de Libanais comme une opportunité de changement au sein de la classe au pouvoir, accusée d’être responsable de l’effondrement socio-économique inédit dans le pays. Plusieurs voix expriment cependant des craintes quant à un report du scrutin, alors que certains partis politiques traditionnels voient leur popularité en perte de vitesse après plus de deux ans d’une crise qui a poussé les trois quarts de la population dans la pauvreté. Dans ce contexte, le bloc du Développement et de la Libération, principalement constitué de députés du mouvement Amal de Nabih Berry, a réitéré son opposition à tout report du scrutin, reprenant les propos tenus par son leader la semaine dernière. Nabih Berry avait en effet assuré le 3 février qu’il n’acceptera pas le report « même d’une minute » des législatives.

Le Groupe international de soutien au Liban (GIS) a estimé hier que les prochaines législatives constituent « une responsabilité souveraine qu’il incombe aux autorités d’assumer ». Il a plaidé pour un renforcement de la représentation des femmes, ainsi que pour des élections libres, équitables et transparentes.« Si la communauté internationale est profondément engagée et a apporté un soutien financier, matériel, technique et politique important au processus électoral, les élections sont avant tout un droit et une attente du peuple libanais et une responsabilité souveraine qu’il incombe aux autorités d’assumer », précise le GIS dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion. Le groupe plaide une nouvelle fois en faveur de « l’organisation d’élections libres,...
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