Des partisans du Hezbollah au cours de la cérémonie organisée le 4 janvier 2022 dans la banlieue sud de Beyrouth à l’occasion de la seconde commémoration de l’assassinat en Irak du général iranien Kassem Soleimani. Photo Houssam Chbaro
Un juge koweïtien a décidé de maintenir en détention six personnes arrêtées ces derniers mois dans le cadre d'une affaire de soutien et de financement du Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les monarchies du Golfe, rapporte lundi le quotidien koweïtien al-Qabas.
Le juge a rejeté les demandes de libération présentées par les avocats des accusés, alors qu'une source informée a déclaré à al-Qabas que le Parquet général a terminé de rassembler les enquêtes sur l'affaire, et qu'une décision doit être prise prochainement.
Le Parquet général a annoncé, la semaine dernière, avoir libéré sous caution trois personnes arrêtées dans le cadre de la même affaire. Le 24 janvier dernier, il avait ordonné la libération de trois accusés moyennant le versement d'une caution de 5.000 dinars (plus de 16.500 dollars), et leur avait interdit de voyager à l'étranger. Et mi-novembre, le Parquet avait placé en détention provisoire dix-huit personnes suspectées de financer le Hezbollah au Liban.
Les relations entre le Liban et plusieurs monarchies du Golfe sont déstabilisées depuis fin octobre, à la suite des déclarations de l'ex-ministre de l'Information Georges Cordahi qui avait critiqué l'intervention militaire de la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen. Le Conseil de coopération des pays du Golfe avait appelé Beyrouth, mi-décembre, à "empêcher le Hezbollah terroriste de mener ses activités terroristes".
Une réunion arabe s'est tenue au cours du dernier week-end de janvier au Koweït, une semaine après la visite du chef de la diplomatie koweïtienne à Beyrouth, au cours de laquelle il avait remis aux autorités une feuille de route arabe. Le document koweïtien comprenait plusieurs requêtes de la communauté internationale et certains points considérés comme rédhibitoires, comme l’appel au respect de la résolution 1559 qui porte, entre autres, sur "le désarmement et la dissolution de toutes les milices" et "l’extension du contrôle du gouvernement libanais sur tout son territoire", une condition formulée à maintes reprises par les pays du Golfe, dans une allusion à l'arsenal du Hezbollah. Le Liban a estimé, dans sa réponse, que l'application de cette résolution nécessite du temps, et n'a pas commenté directement la possibilité d'un désarmement du parti pro-iranien. A l'issue de la réunion, le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammad Al-Sabah, avait annoncé que la réponse du Liban était "à l'étude", et que des décisions seraient prises concernant la suite à donner à cette initiative.


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bof... Qu'ils restent. c'est tant mieux pour le liban. S'ils pouvaient les prendre tous...Quelle joie pour les libanais... Ceci dit : Au moins ils auront du courant électrique dans leur cellule, en prison .
17 h 47, le 07 février 2022