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Sport - Jeux Olympiques D’Hiver 2022

Ouverture officielle ce soir à Pékin

La flamme a gravi hier la Grande Muraille, certaines épreuves de qualifications ont déjà débuté.

Ouverture officielle ce soir à Pékin

Le relais de la flamme olympique des JO d’hiver de Pékin a démarré mercredi dans la capitale chinoise. Plus de 1 000 personnes vont se relayer pour porter la flamme à travers les différents lieux qui doivent accueillir des compétitions, à Pékin et dans la ville voisine de Zhangjiakou, avant la cérémonie d’ouverture ce soir au Stade olympique, le célèbre « Nid d’oiseau ». Hier, les relayeurs ont escaladé les marches de la Grande Muraille sur le site historique de Badaling. L’acteur hongkongais Jackie Chan en faisait partie. Noël Célis/AFP

La flamme olympique a escaladé hier jeudi la Grande Muraille, symbole chinois par excellence, à la veille de l’ouverture officielle des Jeux d’hiver de Pékin, marqués par la menace pandémique du coronavirus et des tensions diplomatiques. La cérémonie d’ouverture n’aura lieu que ce soir en Chine (à 20h00, à 14h00 au Liban), mais déjà les premières épreuves – du curling – ont débuté mercredi soir dans ces seconds Jeux olympiques de l’ère Covid-19, après ceux de Tokyo l’été dernier. Les compétitions se sont poursuivies hier avec les débuts du tournoi féminin de hockey sur glace et les qualifications en ski de bosses.

Hier matin, par beau temps mais un froid glacial, les relayeurs de la flamme ont escaladé les marches de la Grande Muraille sur le site historique de Badaling, dans des montagnes sans neige situées à 75 km au nord-ouest de Pékin. L’acteur de kung-fu hongkongais Jackie Chan faisait partie des porteurs de torche, se disant « très fier » de représenter la Chine à cette occasion.

Mais les controverses ne s’apaisent pas à la veille du coup d’envoi. Le début du relais de la flamme mercredi a fait l’objet d’une polémique en Inde, lorsque la presse a révélé qu’un des porteurs de torche était un soldat chinois impliqué en 2020 dans un accrochage avec l’armée indienne dans l’Himalaya. L’affrontement à mains nues avait causé la mort d’au moins 20 soldats indiens et quatre soldats chinois, détériorant gravement les relations entre les deux grands voisins.

Pékin ne cesse de dénoncer le mélange du sport et de la politique en réponse au « boycott diplomatique » observé par plusieurs pays occidentaux, États-Unis en tête, afin de dénoncer des violations des droits de l’homme en Chine. Ces pays envoient bien des athlètes à Pékin, mais pas de délégation officielle. En réponse, le régime communiste a publié la semaine dernière une liste de 20 dirigeants mondiaux qui seront présents aux Jeux, au premier rang desquels le président Vladimir Poutine, au centre de l’attention mondiale du fait des craintes d’invasion russe en Ukraine.

Hasard ou non, la Russie avait fait la guerre à la Géorgie, autre ex-république soviétique pro-occidentale, lors des précédents JO (d’été) de Pékin en 2008. Le Kremlin a revendiqué mercredi le soutien de la Chine quant à ses exigences vis-à-vis de l’Occident, avant une rencontre entre Poutine et son homologue chinois Xi Jinping en marge des JO. Fin janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait apporté son soutien aux « préoccupations raisonnables » de Moscou vis-à-vis de l’Ukraine. Dans ce contexte tendu, le gouvernement ukrainien a demandé à ses athlètes de ne pas fraterniser avec les Russes lors des Jeux. « Nous avons tenu une visioconférence sur le patriotisme et donné des recommandations sur la manière de se conduire : ne pas se tenir à côté des sportifs russes, ne pas se prendre en photo avec eux », a déclaré le ministre ukrainien des Sports, Vadym Gouttsaït, dans un entretien publié mercredi.

L’approche des Jeux a en outre été marquée par une controverse lancée par la championne de tennis Peng Shuai, qui a accusé un ancien haut responsable chinois de lui avoir imposé un rapport sexuel. Sa disparition dans les semaines qui ont suivi ces accusations a suscité l’inquiétude dans le monde du tennis, jusqu’à ce qu’elle s’entretienne avec le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, par visioconférence. Ce dernier a prévu de la rencontrer de visu pendant les Jeux.

Près de 300 cas positifs

Pékin est la première ville à accueillir à la fois des Jeux d’été et d’hiver, 14 ans après l’édition de 2008. Mais, par contraste avec cette grande première, la compétition en préparation suscite moins d’enthousiasme parmi la population et le régime communiste n’a pas déployé son arsenal de propagande habituel à l’approche d’un grand événement international. « La Chine s’efforce de faire tomber la température des Jeux olympiques », observe Simon Chadwick, expert du secteur du sport pour l’EM Lyon Business School.

Les JO de Pékin accueillent 92 délégations et très exactement 2 892 participants. Pour cause de pandémie, ils sont confinés dans une bulle sanitaire qui comprend les sites de compétition, les hôtels et les centres de presse. Aucun contact n’est autorisé avec la population générale en dehors de la bulle, Pékin observant une stratégie du zéro Covid-19. Les participants y sont soumis à des dépistages quotidiens. Hier, près de 300 cas positifs avaient été dénombrés depuis l’entrée en vigueur du dispositif le 23 janvier. En larmes, une championne belge de skeleton, Kim Meylemans, a fait réagir les réseaux sociaux et les instances sportives en faisant part mardi de son placement à l’isolement après un test positif. « C’est très dur pour moi, je ne suis pas sûre que je puisse gérer les 14 jours des JO en étant à l’isolement », a-t-elle déclaré.

Les autorités sont particulièrement inquiètes d’un regain de contagion à Pékin, qui a annoncé dimanche dernier 20 nouveaux cas en 24 heures, soit le bilan le plus lourd dans la capitale depuis juin 2020. Pour réduire les risques, Pékin a renoncé à vendre des billets pour assister aux Jeux et les spectateurs invités aux compétitions seront triés sur le volet.

Toutefois, malgré le contexte pandémique, les Jeux de Pékin « vont changer pour toujours l’échelle des sports d’hiver », a assuré hier Thomas Bach, en ouvrant la 139e session du CIO. « La Chine a déjà écrit l’histoire en dépassant l’objectif de familiariser 300 millions de ses citoyens aux sports de neige et de glace », a-t-il encore déclaré. Si l’image du site olympique de ski alpin, bâti de toutes pièces au milieu de montagnes arides avec 100 % de neige artificielle, laisse nombre d’observateurs étrangers perplexes, « aujourd’hui, nous pouvons le dire : la Chine est un pays de sports d’hiver », a enfin affirmé M. Bach. Et, dans un message aux participants, le président Xi Jinping a promis que « la Chine fera de son mieux pour offrir au monde des Jeux simples, sûrs et splendides ».

Source : AFP

La flamme olympique a escaladé hier jeudi la Grande Muraille, symbole chinois par excellence, à la veille de l’ouverture officielle des Jeux d’hiver de Pékin, marqués par la menace pandémique du coronavirus et des tensions diplomatiques. La cérémonie d’ouverture n’aura lieu que ce soir en Chine (à 20h00, à 14h00 au Liban), mais déjà les premières épreuves – du curling – ont débuté mercredi soir dans ces seconds Jeux olympiques de l’ère Covid-19, après ceux de Tokyo l’été dernier. Les compétitions se sont poursuivies hier avec les débuts du tournoi féminin de hockey sur glace et les qualifications en ski de bosses.Hier matin, par beau temps mais un froid glacial, les relayeurs de la flamme ont escaladé les marches de la Grande Muraille sur le site historique de Badaling, dans des montagnes sans neige...
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