Rechercher
Rechercher

Monde - Diplomatie

La Russie interdit d’entrée plusieurs responsables de l’UE

Le dirigeant russe Vladimir Poutine s’est entretenu hier avec son homologue français Emmanuel Macron pour aborder le dossier ukrainien et assurer qu’il voulait continuer à travailler à la désescalade des tensions.

La Russie interdit d’entrée plusieurs responsables de l’UE

Le président russe Vladimir Poutine présidant une réunion avec les membres du Conseil de sécurité par vidéoconférence à la résidence d’État Novo-Ogaryovo à l’extérieur de Moscou, le 28 janvier 2022. Alexey Nikolsky/Sputnik/AFP

Moscou a interdit d’entrée plusieurs responsables de l’Union européenne, a indiqué hier la diplomatie russe dans un communiqué en précisant agir ainsi en riposte à une politique « absurde de restrictions unilatérales » de Bruxelles. Il s’agit notamment des représentants des forces de l’ordre, des organes législatifs et exécutifs de certains pays de l’UE qui sont « personnellement responsables de la propagation de la politique antirusse », précise le communiqué. Plus tôt dans la journée hier, Vladimir Poutine s’est plaint auprès de son homologue français Emmanuel Macron du rejet par l’Occident de ses exigences en vue d’une désescalade de la crise autour de l’Ukraine, se gardant cependant d’annoncer une réplique. Les États-Unis et l’OTAN ont formellement rejeté mercredi des demandes présentées comme essentielles pour garantir la sécurité de la Russie : la fin de la politique d’élargissement de l’Alliance atlantique et un retour de ses déploiements aux frontières de 1997. Plus de cent mille soldats russes restent quant à eux déployés aux frontières ukrainiennes, signe, selon Washington, qu’une invasion pourrait être imminente. « Les réponses des États-Unis et de l’OTAN n’ont pas tenu compte des inquiétudes fondamentales de la Russie », a indiqué le Kremlin dans un communiqué consacré à l’entretien entre MM. Poutine et Macron. « La question-clé a été ignorée, à savoir comment les États-Unis et leurs alliés comptent (...) mettre en œuvre le principe selon lequel personne ne doit renforcer sa sécurité au détriment d’autres pays », a fait valoir le maître du Kremlin selon la même source. Selon ce communiqué, la Russie va « déterminer sa réaction » après avoir étudié le détail des réponses de ses rivaux géopolitiques. Si, sans surprise, les États-Unis et l’OTAN ont opposé une fin de non-recevoir aux principales exigences russes, ils ont proposé de travailler sur des limites réciproques au déploiement des missiles de courte et moyenne portée des deux puissances nucléaires rivales en Europe ainsi qu’aux exercices militaires aux abords du camp adverse. Même si ces points ont été jugés « positifs » à Moscou, on les juge « secondaires ».

La balle du côté russe

Avant la discussion entre les deux présidents, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian avait estimé que « la balle (était) du côté » russe désormais. « Confrontation ou concertations, c’est à Vladimir Poutine de le dire », avait-il jugé, alors que les Européens et les Américains ont promis des sanctions féroces et sans précédent en cas d’attaque contre l’Ukraine. Sur la table, le gazoduc stratégique Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, ou encore l’accès des Russes aux transactions en dollars, monnaie reine des échanges internationaux. Les États-Unis ont par ailleurs saisi le Conseil de sécurité de l’ONU jeudi, réclamant une réunion lundi en raison de la « menace claire » que fait peser à leurs yeux la Russie sur « la paix et la sécurité internationales ».

Le président Joe Biden a répété de son côté jeudi à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky que les États-Unis et leurs alliés répondraient « résolument » à une invasion russe. La Russie pourrait mener un « large éventails » d’actes violents contre l’Ukraine, a déclaré hier le chef de l’OTAN Jens Stoltenberg, tout en soulignant que la possibilité de négociations et de pourparlers de paix était toujours ouverte. « La cyber(guerre) en est une, les tentatives de coup d’État visant à renverser le gouvernement de Kiev, le sabotage – ils ont des agents de renseignements qui travaillent en Ukraine en ce moment même », a-t-il ajouté.

Russie bafouée

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé hier les Occidentaux à ne pas susciter la panique autour des tensions avec la Russie. « Nous n’avons pas besoin de cette panique », car « il nous faut stabiliser l’économie » de cette ex-république soviétique, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’intention des médias étrangers. « La probabilité de l’attaque existe, elle n’a pas disparu et elle n’a pas été moins grave en 2021 », mais « nous ne voyons pas d’escalade supérieure à celle qui existait » l’année dernière, a assuré M. Zelensky.

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a souligné dans la matinée que la Russie ne veut « pas de guerre » et préfère la « voie de la diplomatie », mais qu’elle était prête à défendre ses intérêts. « Nous ne permettrons pas (...) que nos intérêts soient grossièrement bafoués, ignorés », a martelé Sergueï Lavrov.

Moscou avait prévenu qu’un rejet de ses demandes allait se traduire par des représailles d’ampleur, sans plus de précisions. Des députés russes en vue ont proposé que la Russie reconnaisse l’indépendance des territoires séparatistes prorusses en Ukraine et qu’elle les arme. Le Kremlin est déjà considéré comme l’instigateur de ce conflit dans l’Est ukrainien, qui a été déclenché en 2014 peu après l’annexion russe de la Crimée ukrainienne et dans la foulée d’une révolution pro-occidentale à Kiev.

Vladimir Poutine a assuré, lors de l’entretien avec M. Macron, que la Russie voulait continuer à travailler à la résolution de cette guerre. Il a insisté à ce titre sur le format existant de pourparlers qui rassemble Moscou, Kiev, Berlin et Paris. Une réunion de conseillers des dirigeants de ces quatre pays a eu lieu le 26 janvier à Paris, la première depuis des mois, et une autre est prévue en février à Berlin.

Source : AFP


Moscou a interdit d’entrée plusieurs responsables de l’Union européenne, a indiqué hier la diplomatie russe dans un communiqué en précisant agir ainsi en riposte à une politique « absurde de restrictions unilatérales » de Bruxelles. Il s’agit notamment des représentants des forces de l’ordre, des organes législatifs et exécutifs de certains pays de l’UE qui sont...

commentaires (1)

on ne peut pas ne pas avouer que poutine a le sens de l'humour. interdire l'entree de qqs europeens ? hahahahaha !

Gaby SIOUFI

11 h 29, le 29 janvier 2022

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • on ne peut pas ne pas avouer que poutine a le sens de l'humour. interdire l'entree de qqs europeens ? hahahahaha !

    Gaby SIOUFI

    11 h 29, le 29 janvier 2022

Retour en haut