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Dernières Infos - Liban

"Beaucoup" d'institutions touristiques ont fermé à cause des pénuries d'électricité, déplore un syndicaliste


Un restaurant vide à Jbeil, le 13 mars 2020. Photo d'archives AFP

Le président de la Fédération des syndicats touristiques et du syndicat des hôteliers, Pierre Achkar, a indiqué vendredi que la crise qui paralyse le Liban depuis plus de deux ans, et notamment les pénuries d'électricité, "ont poussé beaucoup d'institutions à fermer", déplorant l'"instabilité politique" qui aggrave ce problème. Le syndicaliste n'a toutefois pas précisé le nombre d'institutions ayant été obligées de fermer leurs portes.

"Les coupures de courant quasi-ininterrompues obligent les institutions touristiques à payer des frais de fonctionnement très élevés, en raison du recours aux générateurs privés et à l'augmentation du prix du mazout", a déploré M. Achcar dans un communiqué. Les prix des carburants, qui ne sont plus subventionnés par l'Etat, ont connu une forte hausse au cours des derniers mois, les factures d'importation de ces produits étant payées en dollars.

M. Achkar a regretté le fait que "les institutions touristiques peinent à s'approvisionner en eau en hiver", assurant que "cette crise a poussé beaucoup d'entre elles à fermer, notamment au Mont-Liban, bien que toutes n'aient pas annoncé publiquement cette décision". L’approvisionnement en eau a, en effet, été dernièrement interrompu dans plusieurs régions, notamment à Beyrouth et au Mont-Liban, en raison de pénuries d’électricité dans les stations hydrauliques.

Le syndicaliste a noté, par ailleurs, que "l'appréciation de la livre libanaise face au dollar n'a pas réduit les frais de fonctionnement dans les institutions touristiques", soulignant que celles-ci ont un revenu en livres libanaises et des dépenses en dollars. Il a expliqué que les produits achetés par les restaurateurs et hôteliers sont toujours tarifés suivant le taux de change de 33.000 livres contre le dollar, qui était en vigueur dans le courant du mois avant de redescendre aux alentours de 23.000 LL, les commerçants leur affirmant qu'ils avaient acheté les produits suivant ce taux. "Tant que la situation politique au Liban est instable, les conditions économique, financière, touristique, sociale et vitale resteront instables également, voire se détérioreront", a enfin déploré M. Achkar. 

Le secteur touristique a été frappé de plein fouet par la crise socio-économique et les retombées des confinements sanitaires successifs, sans que les autorités libanaises n'aient prévu de stratégie pour lui venir en aide. 


Le président de la Fédération des syndicats touristiques et du syndicat des hôteliers, Pierre Achkar, a indiqué vendredi que la crise qui paralyse le Liban depuis plus de deux ans, et notamment les pénuries d'électricité, "ont poussé beaucoup d'institutions à fermer", déplorant l'"instabilité politique" qui aggrave ce problème. Le syndicaliste n'a toutefois pas précisé le nombre...