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Agenda - Hommage À Mona Cordahi

Si le grain tombé en terre ne meurt...

La Grande Dame nous a quittés. Sa voix s’est éteinte, le partage enrichissant et chaleureux n’est plus. Et voilà le grain tombé en terre qui meurt pour donner beaucoup de fruits : du pain au pauvre, de la véritable amitié, dans un jardin qui portera à jamais son indélébile empreinte.

Oui, très chère Mona, je le confesse : c’est toi qui m’a sauvée et réconfortée quand, venue jeune mariée à Jbeil, aux bras d’Aref, pour qui tu portais estime, respect et affection, tu m’as accueillie comme une amie et non une étrangère.

Et c’est comme ça que je t’ai toujours connue. Tes mots d’accueil chaleureux retentissaient dans la rue à peine le portail extérieur franchi. Ta simplicité, ton sens de l’hospitalité mettaient rapidement à l’aise tous tes hôtes.

Quand notre famille dut fuir Beyrouth, à peine la nouvelle parvenue à tes oreilles, c’est dans ta propre demeure que tu nous a reçus. Confiés aux soins de Suzy et Jean-Louis, notre gratitude fut sans limite.

À Jbeil, combien d’associations caritatives, culturelles et même politiques pour lesquelles tu t’es battue corps et âme, dans la discrétion, l’authenticité, sans aucune ostentation !

Tu as été pour moi et pour tous une école de respect, celle des grands et celle des petits, comme le prouve ton entière disponibilité pour les employés, les nécessiteux, les orphelins...

Merci pour tout ce que tu as été; témoin vivante des valeurs dont notre monde a tant besoin en ce moment. Merci pour tout ce que tu as fait afin que, loin de tout individualisme, la flamme de l’essentiel partage et de l’esprit de famille continue de brûler.

La Grande Dame nous a quittés. Sa voix s’est éteinte, le partage enrichissant et chaleureux n’est plus. Et voilà le grain tombé en terre qui meurt pour donner beaucoup de fruits : du pain au pauvre, de la véritable amitié, dans un jardin qui portera à jamais son indélébile empreinte.Oui, très chère Mona, je le confesse : c’est toi qui m’a sauvée et réconfortée quand, venue jeune mariée à Jbeil, aux bras d’Aref, pour qui tu portais estime, respect et affection, tu m’as accueillie comme une amie et non une étrangère.Et c’est comme ça que je t’ai toujours connue. Tes mots d’accueil chaleureux retentissaient dans la rue à peine le portail extérieur franchi. Ta simplicité, ton sens de l’hospitalité mettaient rapidement à l’aise tous tes hôtes.Quand notre famille dut fuir Beyrouth, à...