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Économie - Change

Sayrafa ne représente pas l’offre et la demande sur le marché libre, affirment les changeurs

Le syndicat des agents de change du Liban a justifié hier, dans un communiqué, les raisons pour lesquelles ses membres ne peuvent pas se baser sur le taux dollar/livre libanaise de la plateforme « Sayrafa » de la Banque du Liban (BDL) pour effectuer leurs transactions. Il estime en effet que le taux de cette plateforme, fixé quotidiennement, ne représente pas l’offre et la demande réelles sur le marché libre, où ce taux est toujours sensiblement plus élevé que celui inscrit sur Sayrafa. De fait, le taux dollar/livre sur le marché parallèle tournait pendant le week-end autour des 27 000 livres pour un dollar, tandis que le cours publié vendredi via cette plateforme par la BDL était de 22 400 livres le dollar.

Dans son communiqué, le syndicat a rappelé que « selon la décision intermédiaire 13326 du 10 mai 2021, les sociétés de change agréées et certaines sociétés de transfert de fonds achètent et vendent des devises étrangères en fonction de l’offre et de la demande sur le marché libre », alors que Sayrafa « ne contient pas de tarification des devises étrangères par rapport à la livre ». De plus, cette plateforme « a été conçue pour refléter les opérations effectuées et fournir une moyenne », a précisé le syndicat. Enfin, le volume des transactions passant par Sayrafa, et annoncé quotidiennement par la BDL, ne représente que la valeur des dollars achetés par les banques et certains changeurs liés à la plateforme, a-t-il poursuivi. Et cela ne représente pas l’offre et la demande totales sur le marché parallèle, a ainsi conclu le syndicat. En somme, le syndicat a souhaité répondre, via ce communiqué, à plusieurs accusations récemment lancées dans les médias à l’encontre des changeurs, ainsi qu’à une déclaration faite début décembre par le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, qui avait affirmé que les cours réels du taux dollar/livre sont ceux annoncés quotidiennement par la banque centrale, contestant par-là la légitimité du taux en vigueur sur le marché libre des changes. Mise en service il y a plus d’un an, Sayrafa avait pour objectif de rendre plus transparent un marché plongé dans le flou depuis plus de deux ans de crise mais personne ne peut réellement acheter des devises au taux de cette plateforme. Celle-ci ne semble aujourd’hui servir qu’à calculer et diffuser la moyenne des différents taux quotidiens auxquels sont réalisées les opérations de change effectuées par les banques, certains changeurs et la société de transfert d’argent OMT (représentant le réseau Western Union).


Le syndicat des agents de change du Liban a justifié hier, dans un communiqué, les raisons pour lesquelles ses membres ne peuvent pas se baser sur le taux dollar/livre libanaise de la plateforme « Sayrafa » de la Banque du Liban (BDL) pour effectuer leurs transactions. Il estime en effet que le taux de cette plateforme, fixé quotidiennement, ne représente pas l’offre et la demande réelles sur le marché libre, où ce taux est toujours sensiblement plus élevé que celui inscrit sur Sayrafa. De fait, le taux dollar/livre sur le marché parallèle tournait pendant le week-end autour des 27 000 livres pour un dollar, tandis que le cours publié vendredi via cette plateforme par la BDL était de 22 400 livres le dollar. Dans son communiqué, le syndicat a rappelé que « selon la décision intermédiaire...
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