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Économie - Télécoms

Aoun signe in extremis l’ouverture d’un crédit à Ogero

Le directeur général de l’entreprise publique de télécoms Ogero, Imad Kreidié, a affirmé hier sur son compte Twitter que le chef d’État Michel Aoun a signé un document allouant à la société une augmentation de crédit. « La loi sera promulguée demain (aujourd’hui) », a-t-il ainsi déclaré. Une information tombée peu de temps après que le ministre des Télécoms, Johnny Corm, a tiré la sonnette d’alarme hier dans un communiqué où il a fait part d’une « interruption progressive » des services de télécoms et d’internet « dans les heures et jours » à venir, et ce sur l’ensemble du territoire. Selon lui, « la centrale de Tripoli – Bab el-Tebbané (Liban-Nord) et d’autres stations sont arrivées à court de carburants » et ont donc été mises à l’arrêt. Pour éviter un tel désastre, le ministre a enjoint le Conseil des ministres à approuver d’urgence « l’ouverture de crédit de 350 milliards de livres libanaises » pour Ogero. Johnny Corm n’en est pas à son premier cri d’alarme. Jeudi soir, lors d’une émission télévisée sur une chaîne nationale, le ministre avait prévenu d’une faillite du secteur des télécoms « avant février », le Liban n’ayant pu sécuriser que « 6 millions de dollars » sur les « 16 millions » dus aux fournisseurs étrangers pour les deux sociétés de téléphonie mobile du Liban, Alfa et Touch. Dans son communiqué, le ministre a expliqué hier que le secteur des télécoms fonctionnait malgré l’absence « de crédits » (le Conseil des ministres, seul corps décisionnel à ce niveau, ne s’étant plus réuni depuis la mi-octobre), de mazout (le pays fonctionnant au ralenti en raison des pénuries de carburants et de l’inflation des prix) et du service-clients (les employés de Alfa et Touch étant en grève ouverte depuis lundi dernier).

Malgré la crise au Liban qui dure depuis deux ans, les sociétés nationales de téléphonie et d’internet fixes et mobiles ont conservé les tarifs pour leurs services à la parité officielle de 1 507,5 livres libanaises par dollar, malgré une dépréciation vertigineuse de la monnaie s’échangeant depuis plusieurs semaines au-delà des 25 000 livres le dollar sur le marché parallèle. Bloquées par les crises politiques qui se sont succédé depuis deux ans, ces sociétés ont ainsi cumulé les pertes et n’ont pu payer leurs fournisseurs faute d’approbation d’un exécutif absent. Réuni début décembre, le Parlement avait toutefois validé l’ouverture d’un crédit (sans en communiquer le montant) pour couvrir les dépenses d’Ogero.

Le directeur général de l’entreprise publique de télécoms Ogero, Imad Kreidié, a affirmé hier sur son compte Twitter que le chef d’État Michel Aoun a signé un document allouant à la société une augmentation de crédit. « La loi sera promulguée demain (aujourd’hui) », a-t-il ainsi déclaré. Une information tombée peu de temps après que le ministre des Télécoms, Johnny Corm, a tiré la sonnette d’alarme hier dans un communiqué où il a fait part d’une « interruption progressive » des services de télécoms et d’internet « dans les heures et jours » à venir, et ce sur l’ensemble du territoire. Selon lui, « la centrale de Tripoli – Bab el-Tebbané (Liban-Nord) et d’autres stations sont arrivées à court de carburants » et ont donc été mises à l’arrêt....
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