L’espoir les porte de contribuer à fonder un Liban souverain. Photo fournies par le collège de la Sagesse
Le collège de la Sagesse de Beyrouth émerge progressivement de ses souffrances et de la meurtrière explosion du 4 août 2020. Avec pour devise, pour une année 2021-2022 en présentiel, « Rentrons plus forts que jamais ! ».
La célébration de la fête de l’Indépendance, le 22 novembre dernier, a été l’occasion pour ses élèves du cycle secondaire de réfléchir au thème de l’indépendance, à l’échelle personnelle, collective et nationale. C’est dans ce cadre que les élèves de terminale ont mené l’enquête auprès de leurs camarades de première et seconde.
L’indépendance personnelle est vue par les élèves de première comme la non-dépendance. Synonyme de liberté, de responsabilité, d’autonomie, d’épanouissement, d’émancipation, elle se traduit « par l’acquisition de l’autonomie, par l’acquisition de son propre logement, ou par le fait de ne rendre de compte à personne ».
Les élèves du collège de la Sagesse de Beyrouth et l’indépendance. Photo fournies par le collège de la Sagesse
Sur le plan national, les descriptions sont multiples. Les élèves observent qu’un « pays indépendant dispose de ses frontières, ses lois, sa Constitution, son drapeau national ». Ils estiment qu’un pays indépendant « n’est pas colonisé par un autre pays, ni placé sous sa tutelle », qu’il doit « subvenir à ses propres besoins », « prendre ses propres décisions ». « L’indépendance n’est acquise que lorsque les citoyens sont libres de choisir leurs représentants », soulignent-ils. Pour les pessimistes, nombreux, « l’indépendance n’est toujours pas acquise au Liban ».
Les élèves de seconde préfèrent parler d’espoir, celui de contribuer « à fonder un Liban souverain, avec des dirigeants sages », le Liban a tant « besoin de ses jeunes ». « Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre », disent-ils, reprenant Féodor Dostoïevski. Ils font alors état de leur espoir de vivre indépendants aussi bien sur le plan personnel que national. « Chacun de nous a le droit d’être libre, d’exprimer ses opinions en public, sans avoir peur d’être réprimandé et de pratiquer ses croyances, tout en respectant celles d’autrui », soulignent-ils. En même temps, ils revendiquent « le droit d’appartenir à une nation souveraine où tout citoyen vivra dignement et respectera les lois qui le protègent », le droit de « vivre dans un pays où l’intérêt de la communauté est primordial ».


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