Un prédicateur islamiste, principal rival du premier dirigeant d’un parti arabe à soutenir un gouvernement en Israël, a été libéré hier d’une prison israélienne où il purgeait une peine pour « incitation au terrorisme ». Raëd Salah, un Arabe israélien, a été accueilli par un millier de partisans dans sa ville d’Umm el Fahm (Nord) où ont été tirés des feux d’artifice pour célébrer son retour, après qu’il a purgé une peine de 16 mois de prison. L’an passé, le tribunal de Haïfa (Nord-Ouest) avait reconnu Raëd Salah coupable d’« incitation au terrorisme » et d’avoir « fait l’éloge, soutenu et encouragé le terrorisme » dans des sermons prononcés après la mort de deux policiers tués par trois Arabes israéliens en 2017 aux abords de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Le meurtre des deux policiers avait marqué le début de deux semaines de violences autour du troisième lieu saint de l’islam, également site le plus sacré du judaïsme. M. Salah dirigeait la « branche nord » du Mouvement islamique, interdite fin 2015 par Israël qui l’accuse d’inciter les Arabes israéliens et les Palestiniens à la violence. La « branche sud », séparée de la précédente en 1996, est dirigée par Mansour Abbas, qui en juin dernier a apporté son soutien à la formation d’un gouvernement mené par l’ultradroitier
Naftali Bennett, une première pour un parti arabe israélien.

