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Économie - Crise

Rassemblements timides de chauffeurs à travers le territoire au 1er jour d’une grève ouverte

Répondant à un appel des syndicats, des transporteurs routiers, chauffeurs de taxi, bus et camion ont organisé des sit-in hier matin aux quatre coins du pays, notamment au niveau du rond-point Dora, à l’entrée nord de Beyrouth. Les rassemblements se sont avérés plutôt timides pour le premier jour d’une grève ouverte, annoncée mercredi par les syndicats concernés et alors que les conditions de travail des professionnels du secteur n’en finissent plus de se détériorer dans un pays en grave crise depuis deux ans.

La circulation est restée relativement fluide et aucun blocage de route significatif n’a été signalé. À Saïda (Liban-Sud), des chauffeurs ont également respecté l’appel à la grève, tout comme dans des quartiers situés dans le centre de Beyrouth, ou encore dans le Metn (Mont-Liban), dans la Békaa et au Liban-Nord. Dans cette dernière région, des camions se sont garés en bord de route, sur l’axe Palma au sud de Tripoli, a rapporté notre correspondant dans la région, Michel Hallak.

S’exprimant dans un discours sur la place des Martyrs, au centre-ville de la capitale, le président du syndicat des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, a fait savoir que « le but de la mobilisation vise à pousser le gouvernement à respecter les promesses qu’il a faites au secteur ». « Nous ne bloquerons pas les routes, mais s’il le faut, nous aurons recours à des mesures d’escalade (...) », a indiqué celui qui est réputé proche du président du Parlement Nabih Berry. Il a également annoncé que l’Union des syndicats des transporteurs terrestres « intentera une action en justice sur la question des entreprises privées embauchant des chauffeurs sans licence et utilisant des voitures sans plaque commerciale (les immatriculations rouges) ». Bassam Tleiss a chiffré à 7 000 le nombre de voitures travaillant « illégalement » pour des entreprises privées de transport terrestre. Contacté par notre publication jumelle L’Orient Today, le syndicaliste a prévenu d’une action similaire jeudi prochain.Le 26 octobre dernier, des représentants du syndicat, qui étaient censés organiser une « journée de colère » le lendemain, avaient reporté leur grève au 1er décembre après avoir reçu des promesses du gouvernement. Des représentants du syndicat s’étaient alors entretenus avec le Premier ministre Nagib Mikati, le ministre des Finances Youssef Khalil, le ministre des Travaux publics et des Transports Ali Hamiyé et le ministre de l’Intérieur Bassam Maoulaoui, qui leur avaient promis de répondre à leurs revendications. Des promesses non tenues, selon les syndicats.

Répondant à un appel des syndicats, des transporteurs routiers, chauffeurs de taxi, bus et camion ont organisé des sit-in hier matin aux quatre coins du pays, notamment au niveau du rond-point Dora, à l’entrée nord de Beyrouth. Les rassemblements se sont avérés plutôt timides pour le premier jour d’une grève ouverte, annoncée mercredi par les syndicats concernés et alors que les conditions de travail des professionnels du secteur n’en finissent plus de se détériorer dans un pays en grave crise depuis deux ans.La circulation est restée relativement fluide et aucun blocage de route significatif n’a été signalé. À Saïda (Liban-Sud), des chauffeurs ont également respecté l’appel à la grève, tout comme dans des quartiers situés dans le centre de Beyrouth, ou encore dans le Metn (Mont-Liban), dans la Békaa et...
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