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En tournée dans le Golfe, MBS évoque le dossier libanais

Un communiqué commun publié à l'issue d'une réunion entre l'homme fort de Riyad et le prince héritier des Émirats qualifie le Hezbollah de "terroriste". 

En tournée dans le Golfe, MBS évoque le dossier libanais

Les princes héritiers saoudien, Mohammad ben Salmane, et émirati, Mohammad ben Zayed al-Nahyan, le 7 décembre 2021. Photo Reuters

Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, en tournée mercredi dans le Golfe, a évoqué aux différentes étapes de son voyage le dossier libanais avec ses interlocuteurs, notamment l'importance de lancer des réformes et de limiter la mainmise du Hezbollah sur sa politique.

Dans un communiqué conjoint saoudo-émirati, publié à l'issue d'une réunion entre le prince saoudien et son homologue émirati Mohammad ben Zayed al-Nahyane, les deux pays ont exhorté le Liban à opérer les réformes économiques et politiques à même de le sortir de la pire crise économique de son histoire. Ils ont aussi demandé que les armes soient "limitées aux institutions légitimes de l’État" et que le pays ne soit pas "le point de départ d'opérations terroristes commises par des groupes visant la sécurité et la stabilité de la région, comme le Hezbollah terroriste". Le Liban ne doit pas non plus devenir, selon eux, une "plateforme pour le trafic de drogue", selon le texte du communiqué publié par l'agence officielle saoudienne SPA.

Plus tôt dans la journée, un communiqué très similaire avait été publié par l'Arabie et Oman, à l'issue d'une réunion entre MBS et le sultan d'Oman, Haïtham ben Tarek. Toutefois, le texte publié à l'issue de la rencontre à Mascate ne faisait pas ouvertement allusion au parti pro-iranien.

Ces discussions du prince héritier saoudien dans le Golfe interviennent dans la foulée de l'initiative franco-saoudienne lancée par MBS et le président français Emmanuel Macron pour débloquer la crise diplomatique entre le Liban et les monarchies du Golfe, provoquée par les propos hostiles sur le rôle de l'Arabie au Yémen de Georges Cordahi, ex-ministre de l'Information. Cette initiative comprend la création d’un "mécanisme de soutien humanitaire franco-saoudien" qui serait financé par l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe, en plus d'un engagement sur la restauration des relations entre Beyrouth et Riyad qui reste toutefois lié à certaines conditions. La France et l'Arabie avaient souligné "la nécessité de limiter la possession d’armes aux institutions légales de l’État", une autre critique à l'arsenal illégal du Hezbollah.

Le royaume wahhabite, qui se désintéresse du Liban depuis plusieurs années en raison notamment de la mainmise grandissante sur l’État du parti chiite, avait rompu tous les liens diplomatiques et commerciaux avec Beyrouth fin octobre, alors que le pays connaît la pire crise socio-économique et financière de son histoire contemporaine.

MBS, qui dirige de facto l'Arabie saoudite, se trouve aux Émirats arabes unis depuis mardi soir, avant de se rendre au Qatar, dans le cadre d'une tournée régionale en vue du sommet du Conseil de coopération du Golfe mi-décembre. Il a visité mercredi l'Exposition universelle de 2020 à Dubaï sous haute protection policière. Le pavillon saoudien était fermé aux visiteurs et une petite foule de spectateurs s'était rassemblée à l'extérieur.


Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, en tournée mercredi dans le Golfe, a évoqué aux différentes étapes de son voyage le dossier libanais avec ses interlocuteurs, notamment l'importance de lancer des réformes et de limiter la mainmise du Hezbollah sur sa politique. Dans un communiqué conjoint saoudo-émirati, publié à l'issue d'une réunion entre le prince saoudien et son...