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Moyen-Orient - Armes chimiques

L’OIAC met la pression sur Damas et Moscou

L’OIAC met la pression sur Damas et Moscou

Des immeubles détruits à Douma, sur le site d’une attaque présumée à l’arme chimique et imputée au régime de Bachar el-Assad, le 16 avril 2018. Archives AFP

La Syrie et la Russie ont fait face hier à de nouvelles pressions à La Haye lors d’une réunion à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour faire preuve de transparence sur l’utilisation présumée d’armes toxiques. Damas omet toujours de déclarer son stock d’armes chimiques et d’accueillir des enquêteurs de l’organisation sur son sol, a déclaré le directeur général de l’OIAC, Fernando Arias. La Syrie nie l’utilisation d’armes chimiques et affirme avoir remis tous ses stocks sous supervision internationale aux termes d’un accord conclu en 2013, lorsqu’elle a rejoint l’OIAC, après une attaque présumée au sarin, un agent neurotoxique, qui a tué 1 400 personnes dans la banlieue de Damas, la capitale. Mais les États membres de l’OIAC ont en avril voté la suspension des droits de vote de la Syrie, après qu’une enquête l’a accusée de nouvelles attaques au gaz toxique. Ses droits resteront suspendus jusqu’à ce que les États membres décident que Damas a entièrement déclaré toutes ses armes chimiques et ses installations de fabrication d’armes. « À ce jour, la Syrie n’a mis en œuvre aucune de ces mesures », a déclaré M. Arias hier, ajoutant que les déclarations de Damas « ne peuvent toujours pas être considérées comme exactes et complètes ». Le directeur général a déclaré qu’il organisait une rencontre avec le ministre syrien des Affaires étrangères pour discuter de la situation.

L’empoisonnement par un agent neurotoxique de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny en Russie continue par ailleurs de constituer une « grave menace » pour l’effort mondial visant à éradiquer les armes chimiques, a ajouté M. Arias. La Russie a été accusée hier de ne pas avoir répondu à des interrogations formulées par les pays occidentaux sur l’empoisonnement de M. Navalny en 2020, qu’ils imputent à Moscou. La Russie nie être impliquée dans l’incident. « L’utilisation d’armes chimiques sur le territoire de la Fédération de Russie constitue également une menace sérieuse pour la convention », a déclaré M. Arias. « Nous appelons à nouveau la Russie et le régime (du président syrien Bachar el-Assad) à se conformer à leurs obligations », a déclaré dans un communiqué Bonnie Jenkins, sous-secrétaire d’État américaine au Désarmement.

Source : AFP


La Syrie et la Russie ont fait face hier à de nouvelles pressions à La Haye lors d’une réunion à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour faire preuve de transparence sur l’utilisation présumée d’armes toxiques. Damas omet toujours de déclarer son stock d’armes chimiques et d’accueillir des enquêteurs de l’organisation sur son sol, a déclaré le...

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