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Culture - Récompense

Dar al-Jadeed couronnée du Prix Voltaire

Dar al-Jadeed couronnée du Prix Voltaire

Rasha el-Ameer, cofondatrice de Dar al-Jadeed. Photo DR

« Ce prix revient à Lokman Slim, le plus courageux d’entre nous », a réagi Rasha el-Ameer, sœur de l’intellectuel assassiné et cofondatrice de la maison d’éditions Dar al-Jadeed qui vient de recevoir le Prix Voltaire 2021. Cette récompense décernée par l’Union internationale des éditeurs (UIE) – une fédération internationale d’associations d’éditeurs nationales fondée à Paris en 1896 – salue le courage exemplaire des maisons d’éditions qui défendent la liberté de publier et permettent aux autres d’exercer leur droit à la liberté d’expression.

« Elle est belle, cette rencontre entre Voltaire et Lokman, entre la justice, les valeurs et les livres », a écrit el-Ameer sur Twitter. « L’assassin ne lit pas. L’assassin tue et s’enivre de son crime », a-t-elle ajouté.

La maison d’éditions Dar al-Jadeed a été cofondée à Beyrouth, au Liban, en 2000 par Lokman Slim et sa sœur, Rasha el-Ameer, pour publier des œuvres culturelles sans conflit idéologique ni partisan. En février dernier, Lokman Slim a été assassiné après une campagne de menaces et d’intimidation « à cause de ses efforts pour apporter une plus grande liberté d’expression et un dialogue ouvert au Liban », indique le communiqué de l’UIE.

Pour mémoire

Dar al-Jadeed prix Sheikh Zayed pour l’édition

« Les éditeurs et tous nos collègues de l’industrie du livre doivent savoir qu’une solidarité collective s’exprime lorsqu’ils font face à la persécution ou à la censure, a souligné Bodour al-Qasimi, présidente de l’UIE. Le lauréat du Prix Voltaire 2021 a payé le prix ultime pour son engagement pour la liberté d’expression, en tant que militant de la tolérance et de la paix au Liban. Sa perte est une perte pour toute l’édition internationale. »

Rasha el-Ameer recevra le prix – doté de 10 000 francs suisses – à la Foire internationale du livre de Guadalajara, le 30 novembre.

L’UIE a également annoncé un prix spécial pour l’auteur chinois Li Quin (nom de plume Li Huizi), membre du Centre PEN chinois indépendant, qui s’est suicidé le 23 juillet dernier.

Ces dernières années, ont été récompensés la maison d’éditions vietnamienne Liberal Publishing House, l’éditeur égyptien Khaled Lofty ou encore l’éditeur suédois originaire de Hong Kong, Gui Minhai.


« Ce prix revient à Lokman Slim, le plus courageux d’entre nous », a réagi Rasha el-Ameer, sœur de l’intellectuel assassiné et cofondatrice de la maison d’éditions Dar al-Jadeed qui vient de recevoir le Prix Voltaire 2021. Cette récompense décernée par l’Union internationale des éditeurs (UIE) – une fédération internationale d’associations d’éditeurs...

commentaires (1)

Mille bravos et mille félicitations à Rasha el-Ameer qui mérite pleinement cette récompense pour avoir poursuivi la lutte pour la liberté d’expression, contre vents et marées et malgré la perte tragique et douloureuse de Lokman Slim, son frère. Ce prix est aussi une bonne nouvelle pour tous les amoureux de la liberté d’expression au Liban. Si les assassins de Lokman Slim sont fiers de leur liberté de tuer, Rasha el-Ameer peut être fière de son courage et de sa détermination en offrant une tribune littéraire pacifique à tous ceux qui sont à la recherche d’un moyen pour exprimer leur liberté de penser dans un pays où la liberté d’expression est devenue un privilège exposant les auteurs à de grands dangers, y compris la mort,

Agenor

17 h 27, le 24 novembre 2021

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Commentaires (1)

  • Mille bravos et mille félicitations à Rasha el-Ameer qui mérite pleinement cette récompense pour avoir poursuivi la lutte pour la liberté d’expression, contre vents et marées et malgré la perte tragique et douloureuse de Lokman Slim, son frère. Ce prix est aussi une bonne nouvelle pour tous les amoureux de la liberté d’expression au Liban. Si les assassins de Lokman Slim sont fiers de leur liberté de tuer, Rasha el-Ameer peut être fière de son courage et de sa détermination en offrant une tribune littéraire pacifique à tous ceux qui sont à la recherche d’un moyen pour exprimer leur liberté de penser dans un pays où la liberté d’expression est devenue un privilège exposant les auteurs à de grands dangers, y compris la mort,

    Agenor

    17 h 27, le 24 novembre 2021

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