Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken au Kenya, le 17 novembre 2021. Photo Andrew Harnik/Pool via REUTERS
"Il est vital que la transition retrouve la légitimité qu'elle avait (...) Si l'armée remet ce train sur les rails et fait le nécessaire, je pense que le soutien de la communauté internationale, qui a été très fort, peut reprendre", a déclaré M. Blinken lors d'une conférence de presse à Nairobi, au Kenya, où il démarre une tournée africaine.
Les États-Unis ont suspendu 700 millions de dollars d'aide au Soudan après le coup d’État militaire qui a interrompu, en octobre, le processus de transition démocratique lancé en 2019 après la chute de l'autocrate Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 30 ans.
Le renversement de M. Béchir a fait sortir le pays d'une dictature militaire quasi-continue depuis son indépendance en 1956.
Le 25 octobre dernier, le général Abdel Fattah al-Burhane, qui dirigeait les autorités de transition partagées entre militaires et civils, a déclaré l'état d'urgence, dissous le gouvernement et placé en détention les dirigeants civils.
Les manifestations hostiles au coup d’État se sont depuis multipliées, dont la dernière en date mercredi à Khartoum a rassemblé des milliers de personnes malgré la coupure totale des communications téléphoniques et de l'internet. La répression de cette contestation a déjà fait 24 morts et des centaines de blessés. Face à l'impasse politique, Washington a dépêché dans le pays la vice-secrétaire d’État pour les Affaires africaines, Molly Phee. Elle a fait ces derniers jours la navette entre civils - comme le Premier ministre Abdallah Hamdok toujours en résidence surveillée - et militaires, notamment le général Burhane, pour tenter de relancer cette transition.


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