Désormais, il ne s’agit même plus d’allusions ou de tiraillements feutrés. La guerre entre le chef de l’État et le président de la Chambre est ouverte et aucune des deux parties concernées ne cherche plus à la cacher. Il suffit que l’un prenne position sur un sujet pour que l’autre s’empresse d’adopter la position contraire. Cela est vrai pour la date des élections, le vote des émigrés ou pour n’importe quel autre sujet conflictuel.
Indépendamment de la partie responsable du déclenchement des hostilités ou de celle qui a tort ou raison, ce conflit – qui prend chaque jour plus d’ampleur – pèse sur la situation déjà suffisamment dramatique du pays. Il constitue d’ailleurs un élément de division supplémentaire pour la population, mais surtout il est devenu un véritable casse-tête pour le Hezbollah.
Les responsables de la formation chiite ne cachent plus désormais leur irritation face à cette guerre qui non seulement n’est pas près de finir, mais de plus ne connaît aucun répit entre leurs deux alliés. D’autant que chacun d’eux les sollicite en permanence et veut obtenir leur appui contre l’autre.
Selon des sources proches du Hezbollah, ce parti aurait dû régler cette question depuis longtemps au lieu de l’ignorer sciemment, en croyant qu’elle se tasserait d’elle-même face aux nombreux problèmes auxquels se heurte le Liban. Le Hezbollah aurait donc laissé faire sans intervenir, ou en le faisant très mollement, au point qu’aujourd’hui le conflit a atteint des proportions graves et devient pratiquement impossible à gérer.
Par souci d’équité, les sources proches du Hezbollah rappellent que depuis que ce parti avait désigné le général Michel Aoun comme son candidat à la présidence de la République dès 2014, le président de l’Assemblée n’avait pas caché son opposition à cette idée et qu’il avait tout fait pour empêcher sa réalisation. Malgré cela, le Hezbollah n’avait pas tenu compte de l’avis de son allié et il avait insisté sur la candidature de Aoun à la présidence de la République, croyant qu’il pourrait par la suite gérer ce conflit et empêcher son extension. Or, au cours des cinq dernières années, une partie de son énergie a été consacrée à empêcher que les relations entre les deux parties ne dégénèrent et n’entravent le fonctionnement de l’État.
Toutefois, de crise en crise, la situation s’est aggravée et depuis quelques mois, surtout depuis que Michel Aoun a décidé de faire de la lutte contre la corruption le cheval de bataille de la dernière année de son mandat, le conflit entre les deux responsables n’en finit plus de peser sur la situation générale du pays.
Le camp présidentiel estime que si le Hezbollah veut vraiment l’aider, il doit lui aussi faire de la lutte contre la corruption son principal souci et ne couvrir aucune partie, dont le président de la Chambre. De son côté, Nabih Berry est convaincu que le chef de l’État et son camp, pour masquer leur échec pendant ces cinq dernières années, veulent faire de lui le bouc émissaire et le discréditer pour remettre en selle Gebran Bassil auprès des Libanais. Le Hezbollah a essayé pendant des mois de surfer entre les deux positions en essayant de distribuer ses appuis, tantôt à un camp tantôt à l’autre. Mais cette position est rapidement devenue intenable, chacune des deux parties se déclarant insatisfaite et menaçant d’afficher clairement son mécontentement.
La perspective des élections législatives et ce qui se dit sur les éventuelles difficultés du CPL à obtenir un groupe parlementaire important a poussé le Hezbollah à donner récemment la priorité à ce dernier. Mais c’était compter sans les événements de Tayouné qui ont remis en question cette tendance.
Dans ce triste épisode, c’est le mouvement Amal qui a joué le rôle principal. La plus grande partie des manifestants en faisaient partie, ainsi que 4 des 7 victimes tombées ce jour-là. Même si les médias ne le soulignent pas, c’est donc ce mouvement qui a le plus souffert et la grogne monte au sein de ses partisans. De plus, le CPL et le camp présidentiel en général l’accusent d’avoir agi de connivence avec les Forces libanaises. Pour le mouvement Amal et son chef, qui ne cachent pas que dans plusieurs dossiers politiques, ils ont des intérêts convergents avec ces dernières, notamment le souhait de mettre en difficulté le CPL, les accuser d’avoir sciemment provoqué des incidents qui ont coûté la vie à 4 de leurs membres et mis en danger la paix civile, est une erreur grave et un seuil que les milieux du CPL n’auraient pas dû franchir.
En même temps, suite à ces incidents que les médias proches des deux formations chiites qualifient de « massacre », la rue dans la banlieue sud, la Békaa et le Sud est en colère. Au point que le Hezbollah a été contraint de se rapprocher d’Amal et de faire front commun avec lui, face à tous ceux qui attaquent la communauté. Amal a aussitôt cherché à tirer avantage de cette situation nouvelle pour ouvrir le dossier des prochaines législatives et commencer à préparer les listes, en exprimant son désir qu’elles soient conjointes. Or, le Hezbollah avait auparavant suggéré que dans certaines circonscriptions, elles pourraient ne pas l’être pour qu’il puisse s’allier avec le CPL.
Les incidents de Tayouné ont donc rapproché Amal et le Hezbollah en dépit des nombreux tiraillements entre eux et surtout en dépit de la position du CPL. L’affaire du juge d’instruction Tarek Bitar a encore envenimé les relations entre eux, les aounistes ne cachant pas leur appui au juge et estimant que le président de la Chambre a réussi à attirer le Hezbollah de son côté, dans une affaire où il n’est pas directement impliqué. Hassan Nasrallah a directement répondu à ces critiques dans son dernier discours, tout en cherchant à ménager les deux camps. Mais cette position devient de plus en plus difficile à tenir. Au sein du parti chiite, nombreux sont ceux qui pensent désormais que ce dossier est un vrai casse-tête et qu’il serait préférable de le mettre de côté...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
ILFAUT COMMENCER PAR LE SCANDALE DU SIECLE DES BARGES TURQUES. CES BARGES CANADIENNES ONT ETE PROPOSEES A 300.000.- DOLLARS L,UNITE A L,ACHAT RECONDITIONNEES COMME ELLES ETAIENT AVEC LIVRAISON PROMPTE ET PROPRIETE DE L,ETAT A CE PRIX. ILS ONT PREFERE LES LOUER AUX TURQUES -IL S,AGIT DES MEMES BARGES CANADIENNES- A 10.000.000.- DE DOLARS PAR MOIS. OU EST LA JUSTICE ET CEUX QUI NOUS CHANTENT VOULOIR FAIRE DE LEUR DERNIERE ANNEE CELLE DU COMBAT CONTRE LA CORRUPTION, CETTE DERNIERE ETANT A LA MAISON.
00 h 18, le 13 novembre 2021