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Dernières Infos - Affrontements de Tayouné

Le CPL critique Geagea qui "refuse de témoigner et protège des personnes recherchées"

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Le chef du CPL, Gebran Bassil. Photo d'archives AFP

Le Courant patriotique libre (CPL), fondé le chef de l'Etat, Michel Aoun, et dirigé par son gendre le député Gebran Bassil, a rendu hommage samedi à la décision du président de renvoyer au Parlement la loi électorale, adoptée mardi par la Chambre, et critiqué implicitement le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, qui "se pose faussement comme un soutien à la justice mais refuse de se présenter devant le juge pour témoigner" sur les affrontements du 14 octobre à Tayouné. 

Une source judiciaire avait rapporté jeudi à l'AFP que M. Geagea, dont le parti est le grand rival politique du CPL, allait être convoqué pour témoigner sur les combats qui ont opposé des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal à des tireurs postés dans des quartiers chrétiens de Beyrouth, probablement proches des FL, faisant sept morts. En réaction à ces informations, le chef des FL avait affirmé qu'il ne se présenterait devant la justice que si le chef du Hezbollah le faisait avant lui. 

"Celui qui se posait faussement comme un soutien de la justice refuse de se présenter pour témoigner et protège de nombreuses personnes recherchées", a accusé le bureau politique du CPL dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire. Le CPL a condamné, en outre, "les scènes de dissension miliciennes" du 14 octobre à Tayouné et leur "aspect provocateur et criminel". Il a, dans ce cadre, dénoncé, sans les nommer, ce qu'il considère être "la collusion au Parlement" de deux des grandes formations présumément impliquées dans cet incident, à savoir le mouvement Amal, du président de la Chambre, Nabih Berry, et les FL. Face à cette situation et à la "collusion du tandem de Tayouné", le CPL réitère son engagement dans l'accord de Mar Mikhaël, conclu en 2006 par Michel Aoun avec le Hezbollah. "Cet accord est une garantie qui empêche le retour aux lignes de démarcation" qui ont séparé les communautés libanaises pendant la guerre civile, a-t-il ajouté.

Le parti aouniste a, en outre, "salué l'initiative du président de la République, qui a pratiqué son droit constitutionnel en renvoyant les amendements inclus par la majorité parlementaire à la loi électorale, qui lui font perdre son caractère réformateur essentiel". Les aounistes ont notamment fait valoir que ces amendements "privent les Libanais vivant à l'étranger d'un acquis stratégique" en supprimant la 16è circonscription pour laquelle ils auraient pu voter pour six députés. L'amendement, adopté mardi dernier, prévoit que les émigrés votent en fonction de leur circonscription d'origine, pour les 128 députés, et non pour six membres du Parlement supplémentaires. Le CPL précise que les émigrés qui souhaitent exercer ce droit peuvent toujours se rendre au Liban le jour de l'élection.

Le parti de M. Bassil critique encore l'annulation de la carte d'électeur magnétique, de manière exceptionnelle pour le scrutin de 2022, et la suppression des mégacentres de vote permettant aux Libanais de voter dans leur localité de résidence, ce qui va "provoquer une baisse de la participation au scrutin", au vu des coûts de transport élevés.

Il annonce, par ailleurs, que son groupe parlementaire a présenté vendredi un amendement pour l'intégration d'un quota de seize sièges réservés à des députées.

Concernant la date anticipée du vote, prévu le 27 mars et non plus début mai, les aounistes déplorent que l'amendement voté par la Chambre "enfreint les prérogatives du pouvoir exécutif, qui peut normalement fixer la date du scrutin par un décret publié par le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur". Ils réitèrent que cette date empêcherait les Libanais ayant atteint 21 ans dans le courant du mois de mars prochain de pouvoir voter, les listes d'électeurs n'ayant pas été mises à jour à temps, et que le climat au mois de mars risquait d'impacter le taux de participation. 

Enfin, le parti aouniste exhorte le pouvoir législatif à prendre des dispositions rapides pour aider les citoyens à faire face à la suppression des subventions, notamment sur les carburants. 



Le Courant patriotique libre (CPL), fondé le chef de l'Etat, Michel Aoun, et dirigé par son gendre le député Gebran Bassil, a rendu hommage samedi à la décision du président de renvoyer au Parlement la loi électorale, adoptée mardi par la Chambre, et critiqué implicitement le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, qui "se pose faussement comme un soutien à la justice mais...