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Dernières Infos - Affrontements meurtriers à Beyrouth

Le Hezbollah appelle à accélérer l'enquête


Le Hezbollah appelle à accélérer l'enquête

Le logo du groupe parlementaire du Hezbollah. Photo ANI

Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi à accélérer l'enquête sécuritaire et militaire sur les affrontements meurtriers de Tayouné qui avaient éclaté le 14 octobre en marge d'une mobilisation à laquelle avaient appelé le tandem Amal-Hezbollah contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur les explosions au port de Beyrouth, afin que les personnes impliquées "rendent des comptes".

A l'issue de leur réunion hebdomadaire, les députés chiites ont dénoncé "l'attaque perfide lancée il y a une semaine par les Forces libanaises (FL) à Tayouné, visant des manifestants pacifiques qui exprimaient leur opposition au juge Bitar". Ils ont appelé "à accélérer les investigations sécuritaires et militaires afin que les responsables et les personnes qui ont commis des attaques soient sanctionnées et rendent des comptes". 

Des combats miliciens meurtriers avaient éclaté jeudi dernier à Tayouné, dans le sud de Beyrouth, en marge d'une mobilisation à laquelle avaient appelé le Hezbollah et le parti Amal contre le juge Bitar, qu'ils accusent de politiser l'enquête sur la double explosion du 4 août 2020. Ces affrontements, qui ont fait craindre une nouvelle guerre civile, ont opposé des miliciens du tandem chiite à d'autres positionnés dans des quartiers chrétiens adjacents. Le tandem chiite a accusé les Forces libanaises de Samir Geagea d'être derrière la mort des sept victimes et 32 autres blessés. Des accusations rejetées par les FL, quoique timidement.

Dans un communiqué, les députés chiites ont par ailleurs salué l'intervention du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait révélé, dans son dernier discours, prononcé lundi, "les raisons pour lesquelles les FL ont commis cette agression". Ils ont mis en garde contre "les dangers du programme" que suivent les FL, considérant qu'il constitue "une menace à l'unité du pays et à la paix civile". 

Hassan Nasrallah avait tiré à boulets rouges sur les FL et  leur chef, Samir Geagea, qu'il avait appelés à ne pas faire de "mauvais calculs" en s'attaquant à son parti, qui peut compter sur "100.000 combattants armés et entraînés". Il avait encore accusé les FL de vouloir "lancer une guerre civile" et d'être "la plus grande menace pour l'existence des chrétiens au Liban".

Les responsables chiites se sont également indignés des ingérences américaines dans le pouvoir judicaire, la sécurité dans le pays et les dossiers financiers, appelant le Premier ministre, Nagib Mikati, à veiller au respect des lois visant à organiser les relations internationales. Le parti chiite accuse notamment le juge Bitar d'être "piloté" par Washington.

Le Hezbollah est considéré par l'administration américaine comme un groupe terroriste. Mercredi, le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, avait exhorté l’armée et le gouvernement "à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour empêcher le Hezbollah et les autres groupes de se procurer des armes" afin d'éviter "de nouveaux affrontements entre Libanais".

Les députés du Hezbollah ont en outre appelé le gouvernement à optimiser le travail au sein des ministères, en fonction des prérogatives qui sont données aux ministres, afin de faire face aux crises qui frappent le pays, alors que près de 80% de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté.


Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi à accélérer l'enquête sécuritaire et militaire sur les affrontements meurtriers de Tayouné qui avaient éclaté le 14 octobre en marge d'une mobilisation à laquelle avaient appelé le tandem Amal-Hezbollah contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur les explosions au port de Beyrouth, afin que les personnes impliquées...