Leila Solh-Hamadé dans les locaux de l’école Avance, accompagnée d’élèves (à gauche sur la photo) et d’Arlette Honein. Photo DR
La Fondation al-Walid ben Talal a entendu le cri d’alarme lancé par la présidente de l’école et association Avance pour enfants épileptiques et ayant des difficultés d’apprentissage, Arlette Honein, et a contribué au sauvetage de cette école qui scolarise près de 400 enfants. L’institution menaçait en effet de fermer ses portes, en raison de son incapacité à régler les loyers des deux dernières années et à payer les salaires du corps enseignant et de l’administration.
Dans ce cadre, la vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, l’ancienne ministre Leila Solh-Hamadé, a rendu visite à l’école Avance dans la région de Furn el-Chebback, afin d’annoncer le soutien de la fondation à cette école par le paiement de ses arriérés, en vue d’empêcher sa fermeture définitive. Elle a été accueillie par des professeurs et des employés, ainsi que par des élèves et leurs parents. Elle a fait le tour des classes pour se renseigner sur la rentrée et s’informer sur le matériel utilisé dans les locaux.
Arlette Honein a remercié la Fondation ben Talal pour sa donation qui permet de sauver l’école, précisant qu’il s’agit du seul établissement qui scolarise les jeunes épileptiques au Liban, depuis 25 ans déjà. Ce sont près de 400 enfants qui pourront ainsi continuer à suivre leurs cours, tout en profitant d’activités de réhabilitation et de suivi médical, en ces temps difficiles où les enfants à besoins spéciaux sont le maillon faible par excellence, a-t-elle assuré.
Pour sa part, Mme Hamadé a raconté comment le cri d’alarme lancé par Mme Honein dans les médias deux semaines plus tôt a motivé la fondation. « En ces temps d’effondrement économique, les institutions pédagogiques et les associations ferment leurs portes l’une après l’autre », a-t-elle déploré. Et d’ajouter : « Quand Mme Honein s’est exprimée, elle ne l’a pas fait en son seul nom, mais au nom de toutes les associations caritatives. Nous avons répondu à son appel, parce que nous avons foi en l’enfance, en la jeunesse. Mais je me demande où est la société civile, où sont les leaders communautaires… N’y a-t-il plus de miséricorde dans les cœurs ? »


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