Rechercher
Rechercher

Agenda - Distinction

Le prix Ludovic Trarieux 2021 pour les droits de l’homme attribué au barreau de Beyrouth

Le prix Ludovic Trarieux 2021 pour les droits de l’homme attribué au barreau de Beyrouth

Le bâtonnier Melhem Khalaf recevant le prix Ludovic Trarieux pour les droits de l’homme, décerné cette année au barreau de Beyrouth. Photo tirée de la page Facebook de Melhem Khalaf

Le bâtonnier de Beyrouth, Melhem Khalaf, a reçu, dans le cadre d’une cérémonie officielle, le prix Ludovic Trarieux pour les droits de l’homme, qui a été décerné cette année au barreau de Beyrouth, avec une mention spéciale.

Arrivé en France pour participer au congrès annuel de la Fédération des avocats d’Europe qui se tenait à Paris, Me Khalaf a eu la surprise d’apprendre que dans le cadre de ce congrès, un prix spécial sera attribué au barreau de Beyrouth, pour saluer ses efforts en faveur d’une justice équitable et, surtout, de la fin du système d’impunité, notamment après la terrible explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020.

Créé en 1984 par un avocat français, Bernard Favreau, ce prix est décerné chaque année à un avocat (ou plusieurs) pour son action en faveur des droits de l’homme. Il a, par exemple, été attribué en 1985 à Nelson Mandela emprisonné dans les geôles de son pays, l’Afrique du Sud. Chaque année, plusieurs fédérations européennes d’avocats se réunissent et décident de l’attribuer à un (ou plusieurs) d’entre eux, parmi ceux qui se sont distingués dans le domaine de la protection des droits des citoyens. Selon son créateur, ce prix s’inspire de l’avocat Ludovic Trarieux qui, en 1898, dans le cadre de l’affaire Dreyfus en France, avait déclaré : « Derrière la cause d’un homme, il s’agit de celle du droit, de la justice et de l’humanité. »

Cette année, donc, ce prix a été dévolu au barreau de Beyrouth pour son action en faveur d’une justice indépendante qui reconnaît et préserve les droits des victimes, loin de toute ingérence politique et de toute interférence communautaire. Pour le barreau de Beyrouth, c’est certainement une grande distinction et, surtout, un encouragement à poursuivre son combat en faveur d’une justice équitable. Pour le Liban aussi, c’est un message de solidarité avec les victimes et avec tous ceux qui luttent pour des jours meilleurs et pour le respect de la loi et le règne de la justice. Même si actuellement, les Libanais ploient sous les crises, la Fédération des avocats d’Europe et le jury du prix Ludovic Trarieux ont ainsi voulu leur transmettre un message d’espoir et de respect pour qu’ils ne lâchent pas prise et ne se laissent pas abattre.

Le bâtonnier de Beyrouth, Melhem Khalaf, a reçu, dans le cadre d’une cérémonie officielle, le prix Ludovic Trarieux pour les droits de l’homme, qui a été décerné cette année au barreau de Beyrouth, avec une mention spéciale.Arrivé en France pour participer au congrès annuel de la Fédération des avocats d’Europe qui se tenait à Paris, Me Khalaf a eu la surprise d’apprendre que dans le cadre de ce congrès, un prix spécial sera attribué au barreau de Beyrouth, pour saluer ses efforts en faveur d’une justice équitable et, surtout, de la fin du système d’impunité, notamment après la terrible explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020. Créé en 1984 par un avocat français, Bernard Favreau, ce prix est décerné chaque année à un avocat (ou plusieurs) pour son action en faveur des droits de l’homme. Il...