Un industriel, Mahmoud Makini, dans son atelier du quartier industriel de Karm al-Katerji, à Alep, le 30 août 2021 en Syrie. Photo AFP
Chaque soir, sur les coups de 18h, le bourdonnement ambiant des machines dans les quartiers industriels d’Alep est abruptement remplacé par un silence assourdissant. Le courant électrique vient d’être coupé. Entrepreneurs et ouvriers plient alors bagage et ferment leurs ateliers qui, avant le déclenchement de la guerre en 2011, étaient ouverts jour et nuit. Les canons se sont peut-être tus il y a cinq ans dans cette ancienne capitale économique de la Syrie, ravagée par les combats entre soldats et rebelles, mais les retombées se font toujours ressentir.
Le conflit a chamboulé le secteur de l’énergie ; les plus importants champs pétroliers et gaziers du pays situés dans la région autonome kurde (Nord) échappent toujours au contrôle du régime syrien et de nombreuses centrales électriques et gazoducs ont été endommagés par les violences. Et les sanctions américaines et européennes imposées à la Syrie compliquent l’importation de dérivés pétroliers. Conséquence : depuis des années, les zones contrôlées par le régime subissent des rationnements draconiens, ayant atteint ces derniers mois une vingtaine d’heures par jour dans certaines régions.
Dans les zones industrielles d’Alep (Nord), le courant est fourni quatre jours par semaine pendant 12 heures, mais il est souvent coupé. Les jours restants, il est fourni pendant quelques heures, forçant les industriels à recourir à des générateurs fonctionnant au diesel, devenu cher et monnaie rare, ou à cesser leurs activités. Dans les quartiers résidentiels, les habitants dépendent, eux, des générateurs privés en raison de rationnements plus longs. Avant la guerre, les zones industrielles pullulaient dans la ville d’Alep, qui a été le théâtre de batailles féroces de 2012 jusqu’à sa reprise par le régime en 2016. Les combats ont condamné des centaines d’usines et d’ateliers à l’arrêt. Certains ont repris leurs activités, sans jamais toutefois atteindre leur vitesse de croisière, faute de courant électrique suffisant.
En février, la compagnie publique a annoncé, avec le soutien de l’Iran, allié du régime syrien, le lancement d’un projet de réhabilitation de la centrale thermique de la province d’Alep, l’une des principales du pays, toujours hors service. Damas et Téhéran ont signé en 2017 un accord de coopération énergétique, incluant la réhabilitation de cette centrale ainsi que la construction d’une centrale à Lattaquié (Ouest), et l’entretien et la réhabilitation d’installations électriques ailleurs dans le pays.
Selon le vice-directeur de la Chambre d’industrie d’Alep, Moustafa Kawaya, la ville comptait 35 000 usines avant le conflit. Depuis la reconquête d’Alep, environ 19 000 usines et ateliers ont redémarré mais la production globale reste inférieure de 50 % par rapport à avant 2011, dit-il.
Maher AL-MOUNES/AFP


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mais de quoi parlez vous ? les chantres analystes experts journalistes de assad n'ont eu de cesse de nous raconter que celui-ci etait pret a nous refiler une partie de son courant electrique ? ah alors ils ignoraient son probleme a leur maitre ? Drole qui l'aurait cru/dit ?
09 h 47, le 09 septembre 2021