Rechercher
Rechercher

Économie - Conditions De Travail

Importateurs : la grève au port de Beyrouth menace la sécurité alimentaire

Au troisième jour de la grève des employés de la compagnie BCTC (Beirut Container Terminal Consortium), qui gère depuis 2005 le terminal conteneur du port de Beyrouth, le syndicat des importateurs de produits alimentaires, présidé par Hani Bohsali, a mis en garde hier dans un communiqué contre la « dangerosité » de cette grève. Les employés demandent une amélioration de leurs conditions de travail, notamment salariales, en marge de la crise.

Ce mouvement social pourrait, selon le syndicat, causer « une catastrophe alimentaire », sans compter les pertes du secteur privé. Il a par la suite appelé les « différents responsables » à s’activer pour faire travailler à nouveau le port, et particulièrement les canaux d’exportations et d’importations. Le syndicat a peur pour la sécurité alimentaire du pays – le Liban étant dépendant en grande partie du commerce externe pour se nourrir – et particulièrement de l’arrêt du transport des denrées alimentaires du port aux entrepôts des importateurs.

Le syndicat a également demandé l’arrêt des frais que les entreprises payent lorsque leurs marchandises sont entreposées ou immobilisées au port, durant la durée de la grève, montants qu’elles déboursent en « (dollars) frais », en opposition aux devises bloquées dans les banques libanaises depuis la fin de l’été 2019.

À noter que le syndicat des camionneurs du port est également en grève, pour les mêmes raisons, et a tenu mardi une réunion avec le ministère du Travail et l’Union nationale des syndicats des travailleurs (Fenasol), menaçant d’une « grève générale au port », si leurs revendications salariales ne sont pas prises en compte. L’Agence nationale d’information a indiqué que les deux grèves affectent négativement les activités portuaires, alors que de nombreux camions devant transporter de la marchandise sont garés aux abords du port.

En plus de la crise économique et financière que traverse le Liban depuis deux ans, son principal port, celui de la capitale, a été largement impacté par l’explosion du 4 août 2020 qui a tué plus de 200 personnes, en a blessé plus de 6 500 et a détruit les habitations de plus de 300 000 personnes, tout en ravageant les quartiers environnants. Les dégâts ont été estimés entre 4 et 5 milliards de dollars.


Au troisième jour de la grève des employés de la compagnie BCTC (Beirut Container Terminal Consortium), qui gère depuis 2005 le terminal conteneur du port de Beyrouth, le syndicat des importateurs de produits alimentaires, présidé par Hani Bohsali, a mis en garde hier dans un communiqué contre la « dangerosité » de cette grève. Les employés demandent une amélioration de leurs conditions de travail, notamment salariales, en marge de la crise.Ce mouvement social pourrait, selon le syndicat, causer « une catastrophe alimentaire », sans compter les pertes du secteur privé. Il a par la suite appelé les « différents responsables » à s’activer pour faire travailler à nouveau le port, et particulièrement les canaux d’exportations et d’importations. Le syndicat a peur pour la sécurité...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut