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Agenda - Disparition

La mémoire de Abdel-Amir Kabalan saluée par les officiels

La mémoire de Abdel-Amir Kabalan saluée par les officiels

Le président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan. Photo ANI

Un deuil national de deux jours, dimanche et aujourd’hui lundi, a été décrété par la présidence du Conseil, après le décès samedi du président du Conseil supérieur chiite (CSC), le cheikh Abdel-Amir Kabalan (85 ans), des suites d’une longue maladie.

Les funérailles auront lieu demain mardi à Ghobeyri, dans la banlieue sud de Beyrouth. La dépouille mortelle du dignitaire religieux avait été transportée hier matin au siège du CSC où des condoléances se tenaient en présence d’un grand nombre d’officiels.

Né en 1936 dans le village de Maïs el-Jabal au Liban-Sud, le cheikh Kabalan est issu d’une famille de dignitaires chiites influents. Après avoir effectué ses études en théologie à Najaf, en Irak, il a travaillé avec le cheikh Mohsen al-Hakim, une grande référence chiite irakienne, pendant plus de 10 ans. Il est ensuite rentré au Liban en 1963 à la demande du cheikh Hakim et s’est installé à Bourj Brajneh. Il a été élu mufti jaafarite en 1970, puis a occupé le poste de vice-président du Conseil supérieur chiite pendant plusieurs années à partir de 1994, avant de prendre la tête de cette institution en 2017.

À l’annonce de son décès, un grand nombre de personnalités lui ont rendu hommage, saluant notamment son attachement à la coexistence et à l’unité du Liban. Au plan politique, le cheikh Kabalan se rapprochait davantage des orientations stratégiques du Hezbollah. Le 20 juillet 2020, il devait ainsi critiquer violemment l’appel à la neutralité du Liban, prônée par le patriarche maronite Béchara Raï, avec qui il entretenait pourtant d’excellentes relations personnelles.

Le chef de l’État Michel Aoun a souligné que le cheikh Kabalan « a passé sa vie à œuvrer pour le vivre-ensemble, basé sur des valeurs nationales et de pardon ». Le président du Parlement Nabih Berry a aussi rendu hommage au cheikh Kabalan, qui était également président du comité chérié du mouvement Amal, dirigé par M. Berry. Dans un communiqué, il a salué la mémoire d’une figure « nationale, chantre de la justice, du vivre-ensemble et de la résistance contre l’occupation ».

De son côté, le Premier ministre sortant Hassane Diab a estimé qu’avec le décès du cheikh Kabalan, le Liban a perdu « un des plus grands symboles du dialogue, de la justice et du vivre-ensemble ».

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a insisté sur « la lutte du cheikh Kabalan en faveur des pauvres et des faibles ». « Il était un grand soutien à la cause palestinienne et à la Résistance au Liban, jusqu’à son dernier souffle », a ajouté le leader chiite.

Le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, plus haute autorité sunnite, a de son côté affirmé que le Liban a perdu « l’un des symboles de l’unité musulmane ». Il a salué le rôle que le cheikh Kabalan jouait lors des sommets religieux et interreligieux dans le pays. Quant au patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, il a noté « l’affection du cheikh Kabalan pour le siège patriarcal maronite », mettant en avant « la valeur ajoutée » que représentait le dignitaire chiite sur le plan national et religieux. Le cheikh Akl druze, Naïm Hassan, a rendu hommage à « l’humanisme sans limite du cheikh Kabalan » et ses efforts en faveur du « vivre-ensemble ».


Un deuil national de deux jours, dimanche et aujourd’hui lundi, a été décrété par la présidence du Conseil, après le décès samedi du président du Conseil supérieur chiite (CSC), le cheikh Abdel-Amir Kabalan (85 ans), des suites d’une longue maladie. Les funérailles auront lieu demain mardi à Ghobeyri, dans la banlieue sud de Beyrouth. La dépouille mortelle du dignitaire religieux avait été transportée hier matin au siège du CSC où des condoléances se tenaient en présence d’un grand nombre d’officiels.Né en 1936 dans le village de Maïs el-Jabal au Liban-Sud, le cheikh Kabalan est issu d’une famille de dignitaires chiites influents. Après avoir effectué ses études en théologie à Najaf, en Irak, il a travaillé avec le cheikh Mohsen al-Hakim, une grande référence chiite irakienne, pendant plus de 10...