L’ancien Total, l’une des cinq « supermajors » mondiales, vient de se renommer TotalÉnergies pour symboliser sa diversification dans les énergies plus propres. Photo Christophe Archambault.
Sollicité par l’AFP, le groupe français n’a fait aucun commentaire ni confirmé le montant du contrat. « Il s’agit du plus gros investissement d’une entreprise occidentale en Irak », s’est félicité le ministre. « La mise en place de ces projets est le défi auquel nous faisons face désormais. » L’exploitation de l’énergie solaire est censée réduire la dépendance de l’Irak aux énergies fossiles.
L’Irak dispose d’immenses réserves de pétrole et de gaz. C’est le deuxième pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) mais il est confronté à une crise énergétique aiguë et connaît d’incessantes coupures d’électricité qui alimentent le mécontentement social. Les responsables irakiens tentent de justifier le manque d’investissements et la vétusté du réseau par la baisse des cours du pétrole, qui représente plus de 90 % des revenus du pays. L’Irak est donc ultra dépendant de son voisin iranien qui lui fournit un tiers de ses besoins en gaz et en électricité. Une dépendance qui sale la note : Bagdad doit six milliards de dollars d’impayés à Téhéran pour sa fourniture d’énergie.
Le contrat signé avec TotalÉnergies porte sur quatre projets, a indiqué une source au ministère irakien du Pétrole avant la signature du contrat hier. L’un vise à acheminer de l’eau de mer du Golfe vers les champs pétroliers du sud de l’Irak. L’eau est utilisée pour extraire le pétrole enfoui dans les sous-sols. Deux autres projets concernent l’extraction et l’exploitation du gaz dans les gisements méridionaux de l’Irak qui regorgent d’énergies fossiles. Enfin, le quatrième projet concerne la mise en place d’un champ de panneaux solaires à Artawi, près de Bassora (Sud). À terme, les panneaux devraient produire « 1 000 mégawatts », a précisé cette source irakienne, soit l’équivalent de l’énergie dégagée par un réacteur nucléaire. « L’Irak ne paiera rien », selon elle.
L’ancien Total, l’une des cinq « supermajors » mondiales, vient de se renommer TotalÉnergies pour symboliser sa diversification dans les énergies plus propres. Le groupe, toujours largement concentré sur le pétrole et le gaz, affiche son intention de consacrer cette année 20 % de ses investissements de croissance à l’électricité et aux énergies renouvelables.


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