Michel Aoun entouré de la délégation des représentants des écoles privées. Photo Dalati et Nohra
Le secrétaire général des écoles catholiques, le père Youssef Nasr, a insisté hier sur l’importance de la reprise des cours en présentiel, appelant l’État à surmonter « certains obstacles », notamment la pénuries de carburants.
« En tant que fédération, nous insistons pour ouvrir les portes de nos institutions », a déclaré le père Nasr qui s’exprimait au nom d’une délégation d’écoles privées à l’issue d’un entretien avec le président Michel Aoun. « L’enseignement en présentiel est une nécessité pour nos élèves, mais l’État doit surmonter certains obstacles », a-t-il ajouté, précisant qu’une « conférence pédagogique devrait se tenir à Baabda pour résoudre » ces problèmes.
Le président Aoun a estimé, pour sa part, qu’il devenait « urgent de traiter la situation du secteur éducatif à l’approche de la rentrée ». Il a plaidé en faveur de « solutions réalistes et globales ».
Appel à un sit-in devant l’Unesco
Cela alors que le comité de coordination syndicale a annoncé qu’il boycottait la nouvelle année scolaire. Le président de ce comité, Nazih Jebbaoui, a annoncé hier que les enseignants des secteurs public et privé refusent de retourner dans les établissements scolaires tant que les autorités concernées ne remédient pas à la situation déplorable dans laquelle se retrouvent les enseignants. Dans une conférence de presse tenue hier au siège de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), il a ainsi appelé à réajuster les salaires en fonction de l’inflation qui inclura en plus les retraités et les contractuels; à soutenir les tiers payants publics, notamment la Coopérative des fonctionnaires qui peine à couvrir les frais de soins de santé de ses membres ; à assurer le carburant nécessaire pour se rendre dans les établissements scolaires en accordant des bons mensuels aux enseignants ; à émettre la carte d’approvisionnement qui doit bénéficier à l’ensemble des enseignants, des journaliers, des techniciens et des retraités ; et à appliquer les articles de la loi 46 relatifs à l’octroi de six échelons exceptionnels (grades en fonction des diplômes et de l’ancienneté) aux enseignants du privé et aux droits des retraités.
Il a en outre réitéré l’appel lancé la veille pour un sit-in le mardi 7 septembre, à 11 heures, devant le ministère de l’Éducation.
Même son de cloche chez le président du syndicat des enseignants du privé, Rodolphe Abboud. Il a affirmé qu’il n’y aura pas de retour aux écoles alors que les administrations de ces établissements refusent depuis quatre ans d’appliquer la loi et d’accorder à leurs enseignants leurs droits. Le retour aux écoles est tributaire de « conditions qui ne sont pas assurées », a-t-il conclu.
Soutenir les familles affectées par la crise
Les fédérations des comités des parents dans les écoles catholiques ont de leur côté appelé à une rentrée scolaire en présentiel, « d’autant que l’enseignement en ligne n’a pas pu assurer un bon niveau d’éducation ». Dans un communiqué, elles ont également souligné la nécessité de « soutenir les parents qui sont durement affectés par la crise », proposant dans ce cadre plusieurs initiatives qui peuvent être entreprises, comme le fait de créer des caisses pour les donations. Elles ont également invité le secrétariat général des écoles catholiques à assurer des bourses et des aides pour ses écoles et de mener une pression sur les responsables pour voter des lois susceptibles de renforcer l’enseignement, au nombre desquelles la carte pédagogique.
Enfin, le syndicat des propriétaires de librairie a annoncé hier que 45 % du prix des manuels scolaires locaux sera déterminé selon le taux de change de la livre libanaise sur le marché parallèle et 55 % au taux officiel de 1 507,5 de livres. Cette décision intervient à la suite d’un accord entre le ministère de l’Économie et le syndicat des éditeurs scolaires.
« En tant que fédération, nous insistons pour ouvrir les portes de nos institutions », a déclaré le père Nasr qui s’exprimait au nom d’une délégation d’écoles privées à l’issue d’un entretien avec le président Michel Aoun. « L’enseignement en présentiel est une nécessité pour nos élèves, mais l’État doit surmonter certains obstacles », a-t-il ajouté, précisant qu’une « conférence pédagogique devrait se tenir à Baabda pour résoudre » ces problèmes.
Le président Aoun a estimé, pour sa part, qu’il devenait...

