Le gardien du tombeau de la République. Tel est le titre du 5e ouvrage que vient de publier Fayez Azzi pour décrire la situation déplorable du Liban sous le mandat du chef de l’État Michel Aoun.
L’auteur du livre est un ancien partisan et conseiller de M. Aoun qu’il avait accompagné durant plusieurs années avant de se séparer de lui le 6 février 2006, suite à l’entente de Mar Mikhaël conclue par l’ancien chef du Courant patriotique libre avec le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah.
Intitulé « Gardien plutôt que président », le premier des quatre chapitres de l’ouvrage évoque une « désignation » et non une « élection » du président Aoun, au motif que celle-ci s’était tenue, selon les termes de l’écrivain, « sous l’occupation iranienne et grâce aux pressions exercées par le Hezbollah ».
Dans le deuxième chapitre, Fayez Azzi joue sur les mots en comparant « le palais (qasr en arabe) présidentiel » à « un tombeau (qabr) de la République », en raison notamment de « l’ingérence dans la justice, la naturalisation de suspects », etc.
L’auteur poursuit sur sa lancée dans un troisième chapitre où il affirme que le mandat « a détruit tous les éléments de la République », l’accusant d’« usurper la qualité de défendeur des droits des chrétiens pour la vendre en vrac au Hezbollah ». Ce qui, selon M. Azzi, a transformé la République en wilaya iranienne.
L’ouvrage s’achève avec un quatrième chapitre qui brosse un tableau sombre de « la fin du Liban et (d’)un sort misérable réservé à sa population ». « Les différentes formules de coexistence que nous avons tentées ont toutes échoué, et il n’y a plus moyen de les faire revivre », conclut Fayez Azzi.


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