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Économie - Blanchiment D’Argent

Ghada Aoun réengage des poursuites contre plusieurs acteurs financiers

Ghada Aoun réengage des poursuites contre plusieurs acteurs financiers

La juge Ghada Aoun, procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban. Photo ANI

La procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, a une nouvelle fois engagé des poursuites contre plusieurs acteurs financiers, dont certains ciblés dans le cadre d’une précédente procédure. Selon l’Agence nationale d’information, la magistrate a plus exactement émis une « demande d’inculpation » pour des faits relevant des crimes de blanchiment d’argent, entre autres infractions qu’elle juge fondées.

La procédure vise Michel Mecattaf, sa société spécialisée dans les opérations de change et de transferts de fonds ; la banque SGBL et son PDG Antoun Sehnaoui ; le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé (pour complicité) ; Maya Dabbagh (rétention d’information) qui est la présidente de la Commission de contrôle des banques ; et enfin la société PwC qui audite les comptes de la société Mecattaf (rédaction de rapports lacunaires).

La juge a demandé que les personnes visées soient « arrêtées » et a transféré le dossier au premier juge d’instruction de Beyrouth, Nicolas Mansour, qui aura selon elle la « responsabilité de poursuivre les investigations ». Dans un communiqué, la SGBL a évoqué des poursuites lancées suite à une « plainte déposée par un regroupement de déposants contre le gouverneur et plusieurs autres banques et tierces parties ».

Réactions de Mecattaf et de la SGBL

Une source proche du dossier a lié cette procédure aux éléments dégagés dans le sillage des arrestations de changeurs effectuées en mai 2020 et au cours desquelles un cadre de la BDL et un de la SGBL avaient été entendus. En août, le juge d’instruction de Beyrouth avait prononcé le non-lieu de la procédure alors engagée, mais l’affaire avait ensuite été relancée devant la juridiction du Mont-Liban cette fois, où officie Ghada Aoun.

Contactée, la BDL n’a pas fait de commentaire. Michel Mecattaf a, lui, considéré dans une déclaration publique que ces poursuites étaient non fondées « dans la forme (…) car le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, a dessaisi (Ghada Aoun) de ce dossier ». Il a également souligné les répercussions négatives sur l’image des entreprises mentionnées, comme sur celle de la justice « si le dossier (devait être) vide » et affirmé qu’il attendait désormais la décision du premier juge d’instruction de Beyrouth.

La SGBL a considéré de son côté que la juge Aoun était « mue par des considérations et des fins exclusivement politiques », ajoutant que le fait qu’elle avait été « dessaisie du dossier par le parquet général près la Cour de cassation et par le Conseil supérieur de la magistrature » rendait sa décision « nulle et non avenue ». Rejetant en son nom et en celui de son PDG l’ensemble des accusations « infondées rapportées dans cette décision caduque » et qui « résulte d’une investigation entachée d’innombrables vices de forme », la SGBL a promis de « faire valoir (…) la nullité des mesures menées par la juge en violation de son devoir d’impartialité ».

La juge Aoun est réputée proche du Courant patriotique libre fondé par le président Michel Aoun, et est engagée en outre dans un bras de fer avec le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, considéré pour sa part comme étant proche du courant du Futur. Fin avril, la procédure lancée pour cette même affaire avait été émaillée d’échauffourées entre la police et des partisans de la juge. Elle avait alors été déférée devant l’Inspection judiciaire.

La procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, a une nouvelle fois engagé des poursuites contre plusieurs acteurs financiers, dont certains ciblés dans le cadre d’une précédente procédure. Selon l’Agence nationale d’information, la magistrate a plus exactement émis une « demande d’inculpation » pour des faits relevant des crimes de blanchiment d’argent, entre autres infractions qu’elle juge fondées. La procédure vise Michel Mecattaf, sa société spécialisée dans les opérations de change et de transferts de fonds ; la banque SGBL et son PDG Antoun Sehnaoui ; le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé (pour complicité) ; Maya Dabbagh (rétention d’information) qui est la présidente de la Commission de contrôle des banques ; et enfin la société PwC qui audite les...
commentaires (4)

QUAND ON SE VEND CORPS, AME ET PROFESSIONNELLEMENT AU DIABLE ON DEVIENT DIABLE.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 02, le 31 août 2021

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Commentaires (4)

  • QUAND ON SE VEND CORPS, AME ET PROFESSIONNELLEMENT AU DIABLE ON DEVIENT DIABLE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 02, le 31 août 2021

  • Merci pour le tour d’horizon. Super article de lorientlejour, bien documenté, et très bien écrit ! Pire qu’un pit bull, Ghada Aoun ne lâche pas sa proie ; mâchoire de crocodile, elle revient à charge dès qu’une possibilité s’offre à elle. Tenace, opiniâtre, obstinée et fonceuse, elle fouille partout ou les mouches vertes ** mouches à merde** n’y vont jamais. A force de remuer ciel et terre, elle a trouvé quelques failles, qui lui permettront peut-être d’entrer par un trou de souris, pour farfouiller les abysses et, trouver le gros lot qui n’existe pas encore. Ce n’est plus une justice, c’est de l’acharnement ! et pendant ce temps les criminels jouissent d’une liberté inespérée pour accomplir d’autres exploits contre le peuple désarmé, et qui ne sait plus à quel saint se vouer. Mis à part qu’elle ait un patronyme qui porte à croire que…Il se trouve qu’elle soit sympathisante d’un parti pris, qui n’est pas une référence d’exemplarité, à savoir, les barges turques, les fuites de capitaux de certains ministères régaliens ; dont les projets et les effets d’annonce n’ont jamais été réalisés, et les budgets votés jamais retrouvés. Puisque maintenant il y a une justicière qui veut chercher la vraie vérité, autant commencer par le plus facile en évidence, comme le scandale du ministère de l’énergie et consorts… là la justice Libanaise inscrira sur une stèle en marbre gravé d’or et de lumière son nom et ceux des juges qui auront servi le beau Pays du cèdre majestueux et millénaire.

    Le Point du Jour.

    20 h 08, le 31 août 2021

  • Elle est tellement efficace qu’on aurait envie de lui confier le dossier du crime du port. C’est dommage qu’elle porte un patronyme et une couleur qui n’inspirent nullement la confiance.

    Sissi zayyat

    12 h 33, le 31 août 2021

  • JUGEMENTS FINALS ref: ASSASSINATS DES LIBANAIS COMMIS PAR X-DEPUIS 1975 : ZERO. JUGEMENT REF: ASSASSINAT DE R HARIRI : 12 ANS ! JUGEMENT DE AHMAD ASSIR : 7 ANS. DONNONS A GHADA AOUN & SES SYMPATHISANTS AU MOINS AUTANT QUE CELUI DE CE DERNIER.

    Gaby SIOUFI

    10 h 30, le 31 août 2021

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