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Société - Coronavirus au Liban

Cinq décès et 1.149 nouvelles contaminations en 24h

"Avec la campagne de vaccination et les contaminations déjà enregistrées, nous pouvons atteindre une immunité collective de près de 50%", estime le président de la commission parlementaire de la Santé.

Un soignant prenant la température d’un visiteur à l'entrée de l’hôpital Rafic Hariri de Beyrouth, le 20 mars 2020. Photo d'archives AFP

Au moment où les autorités insistent sur l'importance de la vaccination pour augmenter l'immunité collective dans un Liban dont le secteur sanitaire est paralysé par des pénuries en séries, 1.149 nouvelles contaminations au coronavirus et cinq décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon le bilan publié mardi par le ministère de la Santé. Ces chiffres portent à 593.929 le nombre cumulé de cas depuis l'arrivée de la pandémie dans le pays en février 2020. Parmi ceux-ci, on comptabilise un total de 8.019 décès et 547.283 guérisons. Sur les cas actuellement positifs, 465 sont hospitalisés, dont 222 en soins intensifs. Le taux de positivité au virus par rapport au nombre de tests effectués est passé à 8,4%.

Sur le plan de la vaccination, le ministère a indiqué dans son rapport que 28,9 % des personnes éligibles ont reçu depuis mi-février une première dose de vaccin, et 23,8 % les deux nécessaires pour atteindre l'immunité la plus complète possible avec les produits Pfizer, AstraZeneca, Spoutnik-V ou Sinopharm. De nombreux professionnels de santé appellent à une accélération de la campagne de vaccination dans le pays afin de lutter contre le nouveau pic épidémique.

La pandémie peut être maîtrisée

Le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a estimé mardi que la pandémie pouvait être maîtrisée "si les mesures préventives sont strictement appliquées et si la vaccination s'accélère", assurant que les vaccins contre le covid-19 disponibles à l'hôpital Rafic Hariri et dans les autres hôpitaux sont stockés dans de bonnes conditions vu que les générateurs privés de ces établissements sont fonctionnels. Avec la campagne de vaccination qui se poursuit et les contaminations déjà enregistrées, "nous pouvons atteindre une immunité collective de près de 50%", a estimé le député. Il a toutefois noté que "cela n'est pas suffisant parce que le variant Delta se propage rapidement".

Suite à l'annonce faite par le ministère de l'Éducation concernant la reprise des cours en présentiel à partir de la fin du mois de septembre, Assem Araji a souligné que "la nouvelle année scolaire nécessite de grands préparatifs, notamment au niveau de la vaccination des enseignants et des élèves afin d'éviter un nouveau problème". Il a enfin noté qu'"il est important que le pays ne soit pas fermé au vu de sa situation économique difficile", exprimant l'espoir que les Libanais et les entreprises touristiques prendront les mesures de prévention nécessaires. 

Le ministère du Tourisme avait annoncé fin juillet que toutes les institutions qui dépendent de lui pourront uniquement recevoir les personnes disposant d'un pass sanitaire prouvant leur vaccination (pour les plus de 16 ans), soit d'une attestation d'un test IgG contenant un code QR prouvant qu'elles sont immunisées, soit du résultat négatif d'un test antigénique. Les responsables avaient également appelé les employés du secteur à se faire vacciner ou à effectuer un test PCR toutes les 72 heures. Cependant, ces mesures ne semblent pas toujours appliquées sur le terrain.

Exode des jeunes médecins

Avec l'augmentation des contaminations quotidiennes dans le pays, les experts de santé semblent inquiets face au moment où les hôpitaux seront paralysés par les pénuries en série, notamment en matière de carburants, de médicaments et d'équipements médicaux. L'exode du personnel soignant aggrave également la crise du secteur hospitalier. C'est dans ce contexte que le directeur de l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le Dr Firas Abiad, a salué le rôle que jouent les jeunes médecins en formation dans les hôpitaux. "Le manque de personnel dans les établissements hospitaliers signifie que l'on s'attend à plus d'efforts de leur part, ce qui fait pencher la balance vers davantage de travail et moins d'études", a-t-il noté, déplorant le fait qu'ils soient mal payés.  "La plupart d'entre eux planifient de quitter le pays quand ils le peuvent, et il est peu probable qu'ils y retournent", a-t-il enfin regretté.


Au moment où les autorités insistent sur l'importance de la vaccination pour augmenter l'immunité collective dans un Liban dont le secteur sanitaire est paralysé par des pénuries en séries, 1.149 nouvelles contaminations au coronavirus et cinq décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon le bilan publié mardi par le ministère de la Santé. Ces chiffres...

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