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Hariri dément avoir démissionné en octobre 2019 sous la pression des États-Unis

Hariri dément avoir démissionné en octobre 2019 sous la pression des États-Unis

Le chef du Courant du Futur Saad Hariri. Photo d'archives AFP

L'ancien Premier ministre Saad Hariri a démenti mardi soir les propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui l'accusait d'avoir démissionné en octobre 2019 sous la pression des États-Unis. 

"Ma démission après le 17 octobre était strictement motivée par des considérations intérieures. Ses raisons, ses conditions et ses objectifs sont bien connus", a-t-il affirmé sur son compte Twitter, à propos de son départ après le soulèvement populaire d'octobre 2019.

Hassan Nasrallah avait accusé mardi soir Saad Hariri d'avoir démissionné sous la pression des Américains. "Ils voulaient changer la majorité politique, ils voulaient que le gouvernement tombe, le Parlement aussi. Ils voulaient imposer un nouveau président de la République", a-t-il affirmé. "Ce sont les Américains qui ont fait pression sur le Premier ministre de l'époque et l'ont forcé à démissionner car ils étaient derrière le projet d'octobre 2019", avait supputé le chef du parti chiite. 

"Le blocage à la formation du gouvernement pendant plus d'un an est l'œuvre de l'Iran", a accusé en revanche M. Hariri. Le chef du Courant du Futur a tenté pendant neuf mois sans succès de mettre sur pied un cabinet jusqu'à ce qu'il jette l'éponge en juillet dernier ; ses efforts ont été torpillés par les rivalités politiques et personnelles avec le président de la République Michel Aoun et son camp, alliés au Hezbollah.

En outre, l'ex-Premier ministre a souligné à l'adresse de Hassan Nasrallah que "vouloir faire croire aux Libanais que le régime syrien demandait l'arrêt de la contrebande pour ne pas nuire à son programme économique" était à la fois "risible et affligeant". La veille, le leader chiite avait assuré avoir reçu une lettre de "personnes haut placées en Syrie" lui demandant de les aider à empêcher la contrebande vers la Syrie. Le Hezbollah, allié au régime de Bachar el-Assad, est fortement impliqué dans la contrebande frontalière de carburants et de produits subventionnés notamment.

L'ancien Premier ministre Saad Hariri a démenti mardi soir les propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui l'accusait d'avoir démissionné en octobre 2019 sous la pression des États-Unis. "Ma démission après le 17 octobre était strictement motivée par des considérations intérieures. Ses raisons, ses conditions et ses objectifs sont bien connus", a-t-il affirmé sur son compte Twitter, à propos de son départ après le soulèvement populaire d'octobre 2019.Hassan Nasrallah avait accusé mardi soir Saad Hariri d'avoir démissionné sous la pression des Américains. "Ils voulaient changer la majorité politique, ils voulaient que le gouvernement tombe, le Parlement aussi. Ils voulaient imposer un nouveau président de la République", a-t-il affirmé. "Ce sont les Américains qui ont fait pression sur...