Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah au cours de son intervention mardi soir. Photo prise d'al-Manar.
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a fait savoir dans un discours prononcé mardi que son parti était opposé à la contrebande de l'essence vers la Syrie et affirmé que le contrôle des frontières relève de la responsabilité de l'État libanais et non du Hezbollah.
"Nous sommes favorables à toutes les mesures qui empêchent la contrebande. Alors, que l'État assume sa responsabilité et empêche le trafic illégal", a affirmé le leader chiite. A ceux qui se demandent "pourquoi le Hezbollah n'empêche pas la contrebande dans la Békaa", le chef du parti chiite affirme que "ces propos sont inacceptables (...) et que cela signifierait qu'on demande au Hezbollah d'envoyer des militaires à tous les points de passages et de se battre avec les gens et les passeurs. Ce n'est pas le travail du Hezbollah, mais celui de l'État", ajoute-t-il.
"Non seulement nous sommes opposés au trafic, mais nous ne faisons pas de contrebande d'essence ou de mazout en Syrie", a assuré Hassan Nasrallah. Il a dans ce cadre révélé avoir contacté des responsables syriens pour voir s'ils pouvaient fournir une petite quantité de mazout à des hôpitaux libanais, mais que leur réponse a été négative. Il a affirmé aussi avoir reçu une lettre de personnes haut placées en Syrie lui demandant de les aider à empêcher la contrebande "car cela nuisait au plan et programme économiques en Syrie".
Une grande partie du carburant financé par la Banque du Liban (BDL) est stockée par des spéculateurs ou part en contrebande en Syrie voisine, sous sanctions internationales. La BDL a annoncé mercredi dernier la levée des subventions, ce qui a provoqué un tollé sur la scène politique et dans la rue libanaise. Cette décision n'a pas été appliquée pour l'heure et l'armée a été chargée de gérer la distribution des carburants. La crise a aggravé la situation du secteur électrique dans le pays. Actuellement au Liban, l'électricité publique est coupée jusqu'à 22 heures par jour. Les générateurs de quartiers, qui prennent habituellement le relais, sont également contraints de rationner le courant en raison des pénuries de carburant et d'une flambée des prix.
"Humilier le peuple libanais"
Hassan Nasrallah a aussi affirmé que "la contrebande, notamment des produits subventionnés, est inacceptable", soulignant que "même si on vend ces produits à nos alliés et amis en Syrie, il s’agit d’une trahison". "Nous ne couvrons personne, a-t-il ajouté. Que quelqu'un vienne dire que l'armée libanaise, les forces de sécurité libanaises ou la justice libanaise ont arrêté un Libanais ou un non Libanais faisant de la contrebande d'essence vers la Syrie et que le Hezbollah est intervenu pour leur libération".
Le secrétaire général du parti pro-iranien a aussi accusé implicitement certains dirigeants politiques "de couvrir le monopole et de critiquer en même temps la contrebande, pour s'en prendre à la Syrie et au régime syrien". Enfin, Hassan Nasrallah a estimé que ce qui se passe au Liban est "une guerre économique qui vise à humilier le peuple libanais et la résistance" et que "les États-Unis veulent que le Liban soit soumis et humilié".
Le Liban traverse aujourd'hui l'une des pires crises économiques au monde avec une multitude de pénuries, d'essence et de médicaments notamment, qui rendent le quotidien de la population de plus en plus pénible. Une population dont plus de la moitié vit désormais sous le seuil de pauvreté. Le soulèvement populaire d'octobre 2019 n'a pas abouti à un changement de la classe politique au pouvoir, même s'il avait poussé à la démission du cabinet de Saad Hariri cette année-là.
Hariri dément les accusations de Nasrallah
A ce sujet, l'ex-Premier ministre et député à la tête du Courant du Futur a démenti des accusations du chef du Hezbollah, selon lesquelles il aurait démissionné sous la pression des Etats-Unis.
"Ils voulaient changer la majorité politique, ils voulaient que le gouvernement tombe, le Parlement aussi. Ils voulaient imposer un nouveau président de la République", a ainsi affirmé Hassan Nasrallah. "Ce sont les Américains qui ont fait pression sur le Premier ministre de l'époque et l'ont forcé à démissionner car ils étaient derrière le projet d'octobre 2019", a supputé le chef du parti chiite. "Ma démission après le 17 octobre était strictement motivée par des considérations intérieures. Ses raisons, ses conditions et ses objectifs sont bien connus", a répondu Saad Hariri sur Twitter. "Le blocage à la formation du gouvernement pendant plus d'un an est l'œuvre de l'Iran", a également accusé le leader sunnite. Le chef du Courant du Futur a tenté pendant neuf mois sans succès de mettre sur pied un cabinet jusqu'à ce qu'il jette l'éponge en juillet dernier ; ses efforts ont été torpillés par les rivalités politiques et personnelles avec le président de la République Michel Aoun et son camp, alliés au Hezbollah.
En outre, l'ex-Premier ministre a souligné à l'adresse de Hassan Nasrallah que "vouloir faire croire aux Libanais que le régime syrien demandait l'arrêt de la contrebande pour ne pas nuire à son programme économique" était à la fois "risible et affligeant".


Il n'a pas peur du ridicule. C'est d'ailleurs devenu monnaie courante chez les politiciens de son bord. Il font et disent tout et n'importe quoi et c'est la faute a ... Toto! Je veux bien le croire mais ... Il y eu le meurtre de Hariri père et de 18 autres, tous opposants du Hezbollah et dont, a ce jour, les criminels membres du Hezbollah, cours toujours. Il y a eu l'assassinat du Général Hajj dont le meurtrier, membre du Hezbollah, se promène libre dans la nature. Il y a eu la guerre de 2006 et le si je savais" qui a coûté au Libanais plus d'un milliers de morts et quelques 12 milliards de dollars. Il y a eu, et ça continue, le Captagon. Il y a eu 2008 et ses quelques 100 victimes pour les beaux yeux d'un Tartempion du Hezbollah. Il y a eu la ligne rouge de Nahr el Bared, la trahison du Hermel, la protection du régime des corrompus contre le soulèvement du peuple, Il y a eu les diverses explosions un peu partout dans le pays couronnées par celle du Port et du Akkar. Nous n'allons pas mentionner tous les points de passages frontaliers que son parti contrôle au port, a l’aéroport et aux frontières Syriennes. Franchement? Comment croire un personnage qui change les faits historique? Qui couve les criminels, les corrompus et les trafiquants? Comment croire un personnage qui détruit son pays pour un nommé Fakih qui lui n'en a rien a foutre de notre pays. Il est temps que le peuple aussi se réveille et se rende compte que le seul problème du pays c'est le Hezbollah et ses armes.
09 h 08, le 19 août 2021