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Économie

Nouvelle pénurie au Liban : le gaz

Après les pénuries d’essence, de mazout, d’électricité et de médicaments, c’est désormais le gaz qui semble manquer dans un Liban plongé depuis deux ans dans une crise socio-économique et financière dramatique.

En plus du retour hier des files d’attente dantesques aux stations-service, après des rumeurs diffusées lundi par certains médias prévoyant une levée immédiate des subventions sur les carburants, de longues queues se sont également formées devant les points d’approvisionnement en gaz dans le sud du pays. Les rumeurs devaient cependant être démenties par les autorités lundi, ainsi que par le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service Georges Brax.

Mardi matin, des dizaines de personnes attendaient devant les stations de gaz à Saïda, selon notre correspondant Mountasser Abdallah, et à Zahrani. « L’humiliation du gaz maintenant, après celle de l’essence », s’exclame un homme présent en pointant du doigt une file de personnes transportant des bonbonnes de gaz pour les remplir, dans une vidéo envoyée par notre correspondant à Saïda. Dans la région du Akkar (Liban-Nord) également, l’Agence nationale d’information a rapporté hier une demande « sans précédent » face à une offre des compagnies importatrices ne répondant plus aux besoins de la population, selon Walid al-Hayek, directeur d’une compagnie de distribution de gaz, dont les propos ont été relayés par l’AFP. Le président du syndicat des employés du secteur du gaz, Farid Zeinoun, avait prévenu samedi que le stock de bonbonnes de gaz dans le pays suffisait uniquement pour une semaine, faute d’ouverture de crédits de la part de la Banque du Liban, partageant sa crainte de voir se créer un marché noir pour la vente du gaz domestique. Celui-ci a également expliqué que « 5 000 bonbonnes » se trouvent à bord d’un navire accosté au Liban depuis « 17 jours » en attente d’une autorisation de déchargement de la part des autorités. Alors que la banque centrale subventionne des biens essentiels depuis le début de la crise à l’automne 2019, ses réserves ont aujourd’hui atteint un seuil critique, la poussant à réduire les mécanismes de subvention jusqu’à leur levée dans un avenir proche.

Entre-temps, le pays souffre de graves pénuries, notamment de mazout, alors que ces produits se vendent à des prix exorbitants au marché noir. Ces pénuries sont exacerbées par la contrebande en Syrie et le stockage illégal de bidons d’essence dans des entrepôts ou chez des particuliers.

Surnommées « les files de l’humiliation » par des Libanais excédés par la succession de pénuries, les files d’attente pour obtenir des produits de première nécessité ont ainsi repris de plus belle. L’accalmie auprès des stations-service aura duré deux semaines.

Après les pénuries d’essence, de mazout, d’électricité et de médicaments, c’est désormais le gaz qui semble manquer dans un Liban plongé depuis deux ans dans une crise socio-économique et financière dramatique. En plus du retour hier des files d’attente dantesques aux stations-service, après des rumeurs diffusées lundi par certains médias prévoyant une levée immédiate des subventions sur les carburants, de longues queues se sont également formées devant les points d’approvisionnement en gaz dans le sud du pays. Les rumeurs devaient cependant être démenties par les autorités lundi, ainsi que par le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service Georges Brax. Mardi matin, des dizaines de personnes attendaient devant les stations de gaz à Saïda, selon notre correspondant Mountasser Abdallah,...
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