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Sport

Kipchoge pour un doublé de légende au marathon

Kipchoge pour un doublé de légende au marathon

À 36 ans (37 ans en novembre prochain), le fondeur kényan Eliud Kipchoge est considéré comme le plus grand coureur de tous les temps. Piroschka Van De Wouw/Pool/Reuters

Déjà rentré dans l’histoire de la course à pied, le tenant du titre kényan Eliud Kipchoge fait figure de favori du marathon des Jeux olympiques, disputé demain dimanche à Sapporo, et ne compte pas en rester là. « Les Jeux olympiques ne sont comparables à rien d’autre. C’est seulement tous les quatre ans, c’est regardé par des millions de personnes dans le monde, c’est très important », prévient Kipchoge, interrogé avant le plus grand rendez-vous sportif du monde.

Le Kényan connaît la course légendaire, il l’avait dominée il y a cinq ans à Rio. Depuis, il a battu le record du monde des 42,195 km (2h 1min 39sec à Berlin en 2018), il est passé sous les 2h lors d’un marathon officieux en 2019 et il a remporté quatre des cinq grands marathons qu’il a disputés. À 36 ans, le plus grand coureur de tous les temps sera privé de son rival éthiopien Kenenisa Bekele, non sélectionné, pour un duel fantasmé par tous les amateurs de course à pied. Mais il peut quand même écrire l’histoire en devenant le troisième homme à réussir le doublé après l’Éthiopien Abebe Bikila (1960 et 1964) et l’Allemand de l’Est Waldemar Cierpinski (1976 et 1980).

Surtout, Kipchoge participe à ses quatrièmes JO, dont il est toujours revenu avec une médaille : bronze sur 5 000 m en 2004, argent sur 5 000 m en 2008 et donc or sur marathon en 2016. « En 2004, j’étais encore jeune, j’avais beaucoup de vitesse, j’avais cette fraîcheur physique, j’étais nouveau à ce monde », se remémore-t-il. Mais l’homme réputé pour sa vie de moine-coureur à Kaptagat commence à faire son âge (36 ans, 37 en novembre prochain). Au marathon de Londres en 2020, il avait connu sa première défaite en sept ans, classé 8e, loin derrière le vainqueur éthiopien Shura Kitata présent à Sapporo. Kipchoge n’envisage pourtant pas de faire ses adieux au Japon. « Je ne sais pas quand sera ma dernière course, mais je serai encore là quelques temps. Mon esprit est rivé sur les Jeux olympiques. Ma fin de carrière viendra, elle approche, devant moi, mais j’ai encore envie d’inspirer des gens à travers le monde, je suis toujours très performant. Par exemple, j’aimerais avoir couru les six plus grands marathons avant de m’arrêter », assure-t-il. Après Chicago, Londres et Berlin, qu’il a tous remportés, il lui resterait donc New York, Boston et Tokyo.

Dans la préparation de son marathon olympique, Kipchoge s’est rassuré en avril avec une victoire dans un chrono probant à Enschede (Pays-Bas), en 2h 4min 30sec. À Sapporo, il devra composer avec les Éthiopiens, mais aussi avec les conditions météo : environ 27 °C, mais surtout un taux d’humidité à plus de 80 % qui empêche la transpiration de s’évaporer et donc le corps de réguler sa température. Avec cette donnée, et comme de tradition dans les grands championnats, les allures devraient être assez éloignées des records, ce qui n’a jamais empêché Kipchoge de triompher.

Sur la table de chevet du « philosophe », un de ses surnoms : Atomic Habits – un rien peut tout changer, de James Clear, un livre qui donne la recette pour changer ses habitudes (plutôt les mauvaises). Familier des victoires, on conseille au Kényan de changer les siennes plutôt après les Jeux...

Robin GREMMEL/AFP

Déjà rentré dans l’histoire de la course à pied, le tenant du titre kényan Eliud Kipchoge fait figure de favori du marathon des Jeux olympiques, disputé demain dimanche à Sapporo, et ne compte pas en rester là. « Les Jeux olympiques ne sont comparables à rien d’autre. C’est seulement tous les quatre ans, c’est regardé par des millions de personnes dans le monde, c’est très important », prévient Kipchoge, interrogé avant le plus grand rendez-vous sportif du monde.Le Kényan connaît la course légendaire, il l’avait dominée il y a cinq ans à Rio. Depuis, il a battu le record du monde des 42,195 km (2h 1min 39sec à Berlin en 2018), il est passé sous les 2h lors d’un marathon officieux en 2019 et il a remporté quatre des cinq grands marathons qu’il a disputés. À 36 ans, le plus grand coureur...
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