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Dernières Infos - Conférence d'aide

Aoun appelle la communauté internationale à "ne pas laisser tomber le Liban"

Aoun appelle la communauté internationale à

Le président de la République, Michel Aoun. Photo d'archives AFP

Le président de la République, Michel Aoun, a appelé mercredi la communauté internationale à ne pas laisser tomber le Liban et à lui fournir des aides, alors que le pays fait face à des "répercussions dévastatrices" à tous les niveaux, un an après la double-explosion au port de Beyrouth. 

"Aujourd’hui, la quête de la vérité et l’accomplissement de la justice sont exigés à juste titre par chacun d’entre nous et notamment par les familles des victimes", a-t-il lancé lors d'une allocution prononcée au début d'une visioconférence internationale d'aide au Liban, à l'initiative du président français Emmanuel Macron.  "Je me suis déjà engagé devant mon peuple à ce que justice soit faite et que tous ceux qui sont impliqués soient punis", a affirmé le chef de l'Etat, qui avait plaidé pour une enquête locale et promis après la déflagration des résultats dans les "cinq jours". "Je réitère aujourd'hui encore mon engagement et assure que personne n'est au-dessus de la loi, quel que soit son rang", a encore martelé M. Aoun qui s'est dit il y a quelques jours "prêt à être entendu" par le magistrat en charge de l'affaire, le juge d'instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar. "Quand le président se met à la disposition de la justice, aucun responsable ne peut faire valoir son immunité", avait lancé le chef de l'Etat lors d'un message aux Libanais mardi soir. Le juge Bitar a réclamé la levée de l'immunité de députés, ex-ministres et responsables sécuritaires pour les interroger. Mais il fait face à une levée de boucliers de la classe politique, notamment du Parlement. L'enquête locale n'a toujours donné aucun élément de réponse concernant les causes de la déflagration et les dirigeants refusent l'éventualité d'une enquête internationale.

Lors de son intervention dans le cadre de la visioconférence de mercredi, M. Aoun a déploré des "répercussions dévastatrices", un an après le drame, "à tous les niveaux, humanitaire, social, économique, sanitaire et éducatif", tandis que le pays poursuit sa descente aux enfers et que plus de 55% des Libanais vivent dans la pauvreté. Le pays attend un gouvernement depuis près d'un an pour effectuer des réformes structurelles, conditions, sine qua non d'une aide internationale. "Les détails de la formation du cabinet ont prévalu sur le programme du gouvernement", a reconnu M. Aoun. Alors que Nagib Mikati a été désigné Premier ministre la semaine dernière - le troisième à occuper ce poste, après Moustapha Adib et Saad Hariri -, le président de la République a dit "espérer la formation d'un gouvernement qui puisse mettre en œuvre les réformes nécessaires, préparer les prochaines élections législatives et, en parallèle, instaurer la confiance avec nos partenaires internationaux et mener les négociations avec le Fonds monétaire international".

Dans ce contexte, M. Aoun a remercié la communauté internationale pour sa solidarité et l'a appelée à fournir "une assistance humanitaire, sociale et sanitaire", à garantir "les services de base indispensables notamment pour le système de santé et pour l'entretien des infrastructures d'eau et d’électricité", et à poursuivre son soutien à l'armée libanaise et aux forces de sécurité.  Le chef de l'Etat a également réclamé une aide internationale pour "réhabiliter complètement le port de Beyrouth, artère vitale de l'économie libanaise". "Le Liban compte sur vous, ne le laissez pas tomber !", a-t-il conclu. 


Le président de la République, Michel Aoun, a appelé mercredi la communauté internationale à ne pas laisser tomber le Liban et à lui fournir des aides, alors que le pays fait face à des "répercussions dévastatrices" à tous les niveaux, un an après la double-explosion au port de Beyrouth. "Aujourd’hui, la quête de la vérité et l’accomplissement de la justice sont exigés à...