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Politique - Contestation

Comparution de Abbas Ibrahim : ultimatum des proches des victimes à Oueidate

Comparution de Abbas Ibrahim : ultimatum des proches des victimes à Oueidate

Les parents des victimes rassemblés hier devant le Palais de justice. Photo al-Markaziya

À moins de deux semaines du premier anniversaire des explosions meurtrières du 4 août au port de Beyrouth, des proches des victimes, rassemblés devant le Palais de justice de la capitale, ont lancé hier un ultimatum au procureur près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, lui donnant jusqu’à samedi matin (ce matin) pour autoriser la comparution devant la justice du directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim.

Le général Ibrahim fait partie des responsables sécuritaires dont le juge d’instruction près la Cour de justice Tarek Bitar, en charge de l’enquête sur la catastrophe du 4 août, a demandé la comparution en vue de son inculpation. Le procureur Oueidate doit trancher sur la comparution du général Ibrahim après que celle-ci a été refusée par le ministre sortant de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, ce qui a poussé le juge Bitar à introduire un recours en invalidation de cette décision.

« Nous manifestons aujourd’hui en guise d’avertissement au procureur Oueidate afin qu’il décide d’ici à samedi matin d’autoriser la comparution devant la justice du général Abbas Ibrahim », a souligné le porte-parole des familles des victimes, Ibrahim Hoteit. « Les autorités tentent de fragmenter l’enquête à travers le Parlement et la pétition de la honte (visant à contourner la levée des immunités parlementaires réclamée par le juge Bitar), et ce en formant un comité parlementaire chargé de l’enquête, constitué de 7 députés et 8 juges choisis par des partis », a-t-il dénoncé.

Les parents des victimes ont également interpellé le procureur Oueidate, l’appelant à « ne pas renvoyer le dossier à quelqu’un d’autre sous prétexte qu’il s’est récusé de cette affaire ». « Ne pas autoriser les poursuites est un complot ourdi contre le sang de nos enfants », ont-ils dénoncé. Le juge Oueidate s’était récusé dans le cadre de cette affaire pour éviter un conflit d’intérêt, sachant qu’il est parent à Ghazi Zeaïter, l’un des députés inculpés par le juge.

Plus tôt dans la journée, l’ex-commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, s’était rendu au Palais de justice pour comparaître devant le juge Bitar. La séance a toutefois été reportée au lundi 2 août en raison de la grève des avocats, a précisé son représentant légal. Ce dernier a par ailleurs souligné que M. Kahwagi « n’a pas peur de la justice et n’a rien à cacher ».

Protestation au Parlement

Par ailleurs, la direction des médias au sein du Parlement a appelé jeudi la justice à mettre un terme aux critiques dont la Chambre fait l’objet sur les réseaux sociaux, après que des députés ont signé une pétition visant à contourner la levée des immunités parlementaires réclamée par le juge d’instruction près la Cour de justice Tarek Bitar, dans le cadre de son enquête sur la double explosion meurtrière au port de Beyrouth en août 2020.

Une campagne a été lancée sur les réseaux sociaux contre les députés signataires sous les hashtags #députés_du_nitrate et #députés_de_la_honte. Les noms et photos de ces parlementaires étaient largement diffusés ces derniers jours à côté d’une représentation de la déflagration, tandis que de nombreux journalistes et activistes ont dénoncé leur tentative de contourner la justice attendue depuis près d’un an par les familles des plus de 200 victimes, les sinistrés et tous les Libanais.


À moins de deux semaines du premier anniversaire des explosions meurtrières du 4 août au port de Beyrouth, des proches des victimes, rassemblés devant le Palais de justice de la capitale, ont lancé hier un ultimatum au procureur près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, lui donnant jusqu’à samedi matin (ce matin) pour autoriser la comparution devant la justice du directeur de la...

commentaires (4)

Messieurs Vous devez tous témoigner Un refus de témoigner est un signe de culpubalité

Naila Kettaneh-kunigk

18 h 09, le 24 juillet 2021

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Commentaires (4)

  • Messieurs Vous devez tous témoigner Un refus de témoigner est un signe de culpubalité

    Naila Kettaneh-kunigk

    18 h 09, le 24 juillet 2021

  • Tous des mauviettes avec un égo sur-dimensionné et surtout mal placé . Un égo doit servir une bonne cause et non pas se servir soi-même,,

    Wow

    14 h 16, le 24 juillet 2021

  • A MOINS QUE M.KHALAF & LES AVOCATS CONSIDERENT LE BUT DE LEUR GREVE PLUS IMPORTANTE QUE L'ENQUETE SUR LE DRAME DU 4 AOUT, ILS DOIVENT IMPERATIVEMENT SURSEOIR LEUR GREVE . A MOINS QUE J'INSISTE LA DESSUS - ILS NE PENSENT PAS MIEUX, OU SONT PARTIE PRENANTE DE CEUX NOMBREUX QUI METTENT DES BATONS DS LES ROUES DE L'ENQUETE

    Gaby SIOUFI

    10 h 33, le 24 juillet 2021

  • Ils se disent tous prêts à comparaître devant le juge et vont par la suite pleurer dans les jupons des mauviettes occupant des postes au pouvoir pour les protéger de la justice. Les libanais n’ont plus qu’à faire justice eux mêmes en punissant tous les acteurs qui se mêlent de près ou de loin de cette affaire pour l’étouffer et pour cela il n’y a qu’une solution. La révolution, la vraie qui ne laissera aucune chance à ces criminels de s’en sortir. Et s’ils veulent semer des troubles pour créer une guerre fratricide, qu’à cela ne tienne, nous avons construit et édifié ce pays et sommes les seuls à pouvoir légitimement le détruire sur leur tête et nous avec pour nous libérer enfin de leur joug. Assez de mansuétude et de lâcheté, à la vie à la mort, et puisque c’est la deuxième option qu’ils nous réserve de toute façon prenant les devant et allons les dégager de force au moins notre mort serait noble et aurait servi à quelque chose.

    Sissi zayyat

    10 h 02, le 24 juillet 2021

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