Saad Hariri s’entretenant avec Patrick Durel. Photo Dalati et Nohra
Les événements politiques et diplomatiques se précipitent au cours de cette semaine qui – au risque de le répéter encore une fois – semble décisive au niveau de la formation du gouvernement ou de la récusation du Premier ministre désigné Saad Hariri, attendu aujourd’hui dans la journée à Baabda pour remettre au président Michel Aoun une nouvelle mouture gouvernementale de 24 ministres, conformément à l’initiative du président du Parlement Nabih Berry (un cabinet de 24 sans tiers de blocage). Cette réunion était prévue hier, mais M. Hariri a demandé son report, évoquant « un engagement urgent ». Selon notre chroniqueur politique Mounir Rabih, le leader du Futur a remis son entretien avec le président à mercredi pour pouvoir s’entretenir au préalable avec le conseiller du président français Emmanuel Macron pour les affaires de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Patrick Durel, qu’il a reçu en début de soirée à la Maison du Centre, et demain dans la journée avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Le leader sunnite devait s’envoler en soirée pour Le Caire. Son entretien avec Abdel Fattah al-Sissi est prévu dans la matinée.
Pour les Français, engagés aux côtés des Américains dans un forcing politique appuyé afin de briser le blocage gouvernemental et de favoriser la naissance d’une équipe à la hauteur des aspirations des Libanais, qui s’enfoncent dans la crise dans l’indifférence officielle générale, il n’est plus question de perdre du temps. D’autant que le Liban est sur le point de toucher le fond avec l’asséchement des devises indispensables à l’importation des produits de première nécessité, et avec l’écroulement de ses différents secteurs. Dans ce contexte, M. Durel a demandé à Saad Hariri de former un cabinet sans tarder ou de nommer la personnalité qui puisse mener cette mission après lui, toujours selon notre chroniqueur qui précise que les noms évoqués dans les milieux français sont ceux de l’ambassadeur Moustapha Adib (désigné Premier ministre avant M. Hariri, mais qui avait fini par jeter l’éponge) et de l’ancien Premier ministre Najib Mikati. Un discours qui pourrait se recouper avec celui que le leader sunnite entendrait également au Caire (l’Égypte, qui soutenait sa présence à la tête du gouvernement, ayant récemment adopté une position plus flexible à ce sujet) et que le responsable français devait répéter en soirée devant le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, avec qui il s’est entretenu.
Au niveau des acteurs locaux, directement concernés par la formation d’un gouvernement, les positions demeurent inchangées. Les proches du courant du Futur et du camp présidentiel continuaient hier d’échanger les accusations de blocage. Dans la guerre des prérogatives qui se joue depuis plusieurs mois entre la présidence de la République et Saad Hariri, le camp du Premier ministre désigné estime que c’est à ce dernier qu’il revient de former le cabinet, laissant entendre que le chef de l’État joue un rôle secondaire, voire d’appui aux propositions qui lui sont soumises. À Baabda, on perçoit le rôle du président comme un partenaire à part entière, bien au-delà de cette définition réductrice. Dans ce contexte, Michel Aoun a relancé hier l’argumentaire sur ses prérogatives constitutionnelles pour la formation d’un gouvernement. « Quiconque veut critiquer le président de la République sur son autorité à former un gouvernement doit lire attentivement l’article 53, alinéa 4, de la Constitution », a écrit le chef de l’État sur son compte Twitter personnel. L’alinéa 4 de l’article 53 stipule que « le chef de l’État promulgue, en accord avec le président du Conseil des ministres, le décret de formation du gouvernement ». Ce rappel des prérogatives présidentielles, intervenu à quelques heures seulement de la visite de Saad Hariri à Baabda, est à interpréter sous l’angle de l’attachement du camp de Michel Aoun à la nomination des ministres de son choix, indépendamment de la formule que le leader sunnite pourrait lui présenter. Saad Hariri, tout aussi attaché à ses prérogatives et à la mise en place d’une équipe au sein de laquelle le camp présidentiel n’aurait pas le tiers de blocage, est aujourd’hui prêt à rendre son tablier. Compte tenu de l’internationalisation de facto de la crise et des pressions accrues sur la classe politique, il jette l’éponge sans pour autant laisser le champ libre devant le camp présidentiel et ses alliés locaux, notamment le Hezbollah. Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé qu’un « consensus » avait été trouvé entre les États membres de l’Union européenne afin de mettre en place « avant la fin du mois » un « cadre juridique » de sanctions visant des responsables libanais, alors que les contacts se poursuivaient entre Paris, Washington et Riyad au sujet du Liban.
Normalement, c’est au cours d’une interview télévisée qu’il accordera demain jeudi à la chaîne al-Jadeed que Saad Hariri doit annoncer sa récusation, si jamais telle est sa décision, sur base de son entretien avec Michel Aoun aujourd’hui. Hier, le vice-président du Parlement Élie Ferzli, qui s’est entretenu avec le Premier ministre désigné de la formation du nouveau gouvernement, a affirmé à sa sortie de la Maison du Centre que ce dernier allait « essayer très prochainement de concrétiser les choses » sur ce dossier, sans donner plus de détails. Une phrase énigmatique que d’aucuns ont interprétée comme une allusion à la prochaine récusation du leader sunnite. « Comme à l’accoutumée, notre réunion avec Saad Hariri ne s’est pas limitée à un seul sujet, malgré l’importance de la question de la formation du gouvernement », a déclaré M. Ferzli depuis la Maison du Centre. Le Premier ministre désigné « comprend les objectifs et les implications » de la mise sur pied du cabinet et il « fait de son mieux pour traiter cette question et les passions qu’elle déchaîne avec les éléments dont il dispose », a ajouté le numéro 2 de la Chambre.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
J'AVAIS RECOMMANDE A HARRIRI DE VENIR TOUS LES JOURS AVEC UNE NOUVELLE MONTURE DE CONSEIL DE MINISTRES AU PALAIS ET DE LA PRESENTER A AOUN AU LIEU DE S'ABSCENTER DES JOURS ET DES JOURS A L'ETRANGER . ENFIN AOUN AURAIT CEDER DEVANT 20 DIFFERENTS MINISTERES CAR LE MONDE ENTIER AURA COMPRIS QU'IL NE VEUT PAS DE HARRIRI ET LA FAMEUSE PHRASE DE BASSIL DISANT QUE LE RETOUR DE HARRIRI SANS LUI NE SE FERA JAMAIS AURA ETE FINALEMENT UNE REALITE QUI MONTRE BIEN QUI NE VEUT PAS DE HARRIRI COMME PREMIER MINISTRE LA VERITE : UN CONSEIL A HARRIRI ( meme si il ne le suit pas ) NE NOMMER AUCUNE PERSONNE A VOTRE PLACE ET LAISSER AOUN/BASSIL FAIR EUN DEUXIEME MINISTERE STYLE DIAB CAR C'EST BIEN CE MINISTERE QUI A COMPLETEMENT ENSEVELI LE LIBAN EN ANNULANT LE PAIEMENT DE 1.2 MILLIARDS DE DOLLARS DE BONDS DE TRESOR SANS AUCUN PLAN DE REDRESSEMENT IMMEDIAT ET RENDU LA FAILLITTE DU PAYS ET DE SON PEUPLE A TRES COURT TERME INNELUCTABLE..
14 h 16, le 14 juillet 2021