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Politique - Gouvernement

« Quatre à cinq jours avant une possible récusation de Hariri », prévient Allouche

À moins que le président de la Chambre, Nabih Berry, ne relance sérieusement ses efforts pour essayer de trouver un terrain d’entente entre le camp présidentiel et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, autour d’une formule gouvernementale susceptible de briser le blocage qui dure depuis onze mois, ce dernier devrait annoncer sa récusation vers la fin de cette semaine. Une menace qui se justifie, selon les milieux haririens, par la rigidité du camp présidentiel, mais qui est restée en suspens, en raison notamment de la poursuite des contacts tant au niveau régional qu’international pour opérer une brèche dans l’impasse gouvernementale.

Hier, le vice-président du courant du Futur, Moustapha Allouche, a affirmé qu’il restait « quatre à cinq jours pour trouver une solution avant une récusation » du Premier ministre désigné. « Chaque jour est pire que la veille », a affirmé M. Allouche, dans un entretien à la Voix du Liban, en allusion à la crise dans laquelle le pays s’enfonce. « L’obstruction vient du camp du chef de l’État. Toutes les tentatives de formation d’un cabinet ont échoué et on se dirige a priori vers une récusation. Selon des informations non confirmées qui ont circulé durant le week-end, le Premier ministre désigné pourrait annoncer sa récusation au cours d’une interview télévisée, jeudi, si jamais les efforts de Nabih Berry n’aboutissent pas. »

La reprise, samedi, des joutes verbales entre le Courant patriotique libre, fondé par le président Michel Aoun, et le parti de M. Hariri, au lendemain notamment de l’ouverture amorcée par le chef du CPL, Gebran Bassil, en direction de Saad Hariri, laissent peu de place à un espoir quelconque à ce niveau. Les deux partis sont revenus à leurs bonnes vieilles habitudes, en s’accusant mutuellement du blocage dans la formation du cabinet. C’est le CPL qui a ouvert le feu le premier, quelques heures seulement après la tentative d’ouverture, vendredi, de son chef, en direction de Saad Hariri, qui y a réagi avec méfiance. Une méfiance exprimée par son parti politique. Celui-ci a reproché au gendre du président de maintenir le blocage et d’essayer de « jeter de la poudre aux yeux des Libanais » en affirmant se désoler d’une récusation de M. Hariri et en se disant prêt à dialoguer avec lui. Or, pour le chef du Futur, il n’y a qu’une issue possible au blocage : que le camp présidentiel réagisse favorablement à l’initiative de Nabih Berry.

« Il n’est ni normal ni naturel que la formation du gouvernement au Liban fasse l’objet de discussions entre les capitales du monde entier tandis que le premier concerné continue d’ignorer son obligation constitutionnelle », a critiqué le bureau politique aouniste dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire. « Si le temps qui s’écoule rapidement ne suffit pas à agiter sa conscience, les scènes de gens craignant pour leur vie et qui attendent en colère devant les stations-service et les pharmacies ne peuvent-elles pas le faire ? », s’est interrogé le parti.

Le CPL a encore estimé que la visite à Riyad des ambassadrices américaine et française à Beyrouth, Dorothy Shea et Anne Grillo, afin de discuter avec les autorités saoudiennes de la crise libanaise, prouve l’existence d’obstacles internationaux à la mise sur pied du cabinet. « Que disent aujourd’hui ceux qui s’obstinaient à nier le facteur externe du blocage », s’est interrogé le parti aouniste, estimant que « toutes les calomnies » qui rendaient Michel Aoun et Gebran Bassil responsables du blocage « ont échoué ».

La réponse du courant du Futur n’a pas tardé. « Le gendre du mandat présente la pire image possible » du mandat actuel et « est passé maître dans l’art de s’insulter lui-même et la présidence à chaque fois qu’il s’exprime et cible Saad Hariri », a estimé le parti dans un communiqué. Il a ajouté que M. Bassil souhaite faire porter au leader du Futur la responsabilité de la crise actuelle, alors que « le président de la République est le principal responsable des souffrances des Libanais ». « Pauvre Gebran Bassil, le peuple est victime de ses paroles et il a fait tomber avec lui le mandat dans un bourbier dont il est impossible de se sauver », a ajouté le courant haririen qui s’est attiré une nouvelle attaque du CPL. Celui-ci a accusé le Futur de « se cacher à nouveau derrière les insultes et les propos offensants » afin d’éviter d’avoir à faire face « à la vérité et à un moment décisif ».

À moins que le président de la Chambre, Nabih Berry, ne relance sérieusement ses efforts pour essayer de trouver un terrain d’entente entre le camp présidentiel et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, autour d’une formule gouvernementale susceptible de briser le blocage qui dure depuis onze mois, ce dernier devrait annoncer sa récusation vers la fin de cette semaine. Une menace qui se justifie, selon les milieux haririens, par la rigidité du camp présidentiel, mais qui est restée en suspens, en raison notamment de la poursuite des contacts tant au niveau régional qu’international pour opérer une brèche dans l’impasse gouvernementale.Hier, le vice-président du courant du Futur, Moustapha Allouche, a affirmé qu’il restait « quatre à cinq jours pour trouver une solution avant une récusation » du...
commentaires (5)

Moustapha Allouche, a affirmé qu’il restait « quatre à cinq jours pour trouver une solution avant une récusation de Hariri..,on croirait à une chantage affectif !! grand bien lui fasse, s'il pouvait par là même entraîner avec lui ses comparses et ses adversaires, nous éprouveront envers eux une profonde gratitude et notre reconnaissance éternelle...

C…

18 h 45, le 12 juillet 2021

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Commentaires (5)

  • Moustapha Allouche, a affirmé qu’il restait « quatre à cinq jours pour trouver une solution avant une récusation de Hariri..,on croirait à une chantage affectif !! grand bien lui fasse, s'il pouvait par là même entraîner avec lui ses comparses et ses adversaires, nous éprouveront envers eux une profonde gratitude et notre reconnaissance éternelle...

    C…

    18 h 45, le 12 juillet 2021

  • Article répétitif et sans intérêt. Je réserve mes commentaires aux journaux qui les méritent. Messieurs les censeurs Bonjour !

    Le Point du Jour.

    16 h 27, le 12 juillet 2021

  • Excusez-moi, mais je n'arrive pas à traduire le vers arabe qui décrit à la perfection les deux parties en conflit, aussi responsables l'une que l'autre de l'impasse actuelle...Alors de grâce, faites-le pour moi, traduc-teurs/trices de l'OLJ: كلا الأخوين ضرّاطٌ ولكن شهابُ الدينِ أضرطُ من أخيهِ

    Georges MELKI

    10 h 40, le 12 juillet 2021

  • Que Hariri se récuse, mais pas avant d'avoir présenté à Aoun une dernière mouture d'une liste de ministrables. Ainsi, la partie qui empêche la formation d'un gouvernement apparaîtra clairement.

    Yves Prevost

    07 h 05, le 12 juillet 2021

  • Gouvernement ou pas, cette junte criminelle de politiciens, qui mène le pays aura gagné avec brio le prix "La bande la plus meurtrière de l'histoire du Liban". Bien sûr on a eu des invasions meurtrières dans notre histoire, mais jamais un massacre du pays par ses propres fils... Que les livres d'histoire soient cléments envers eux ou non, on s'en fout... Ils nous faut que les documents officiels de leurs condamnations soient datés d'aujourd'hui...

    Wlek Sanferlou

    01 h 39, le 12 juillet 2021

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