Dans cette photo d’archives prise le 21 juin 2016, un homme et un garçon conduisent un scooter devant des piles de pain à vendre dans le quartier Midane de Damas, alors que les gens font leurs courses avant de rompre le jeûne pendant le mois sacré du ramadan. De fortes hausses des prix du pain et du diesel sont entrées en vigueur hier dans les régions contrôlées par le régime syrien. Louai Beshara/AFP
Une forte hausse du prix du pain et du carburant diesel est entrée en vigueur hier dans les régions syriennes contrôlées par le gouvernement, accentuant l’inflation et la crise économique dans ce pays ravagé par la guerre. Le prix du gazole a grimpé de plus de 177 % et celui du pain de 100 %, selon l’agence de presse officielle SANA, quelques jours seulement après que Damas a annoncé une augmentation du prix de l’essence non subventionnée.
Cette augmentation a coïncidé avec un décret publié hier par le président Bachar el-Assad prévoyant une augmentation de 50 % des salaires dans le secteur public et fixant le salaire minimum à 71 515 livres syriennes par mois (28 dollars au taux officiel, 23 euros), contre 47 000 livres (18 dollars, 15 euros) auparavant.
Dans un second décret publié le même jour, le président Assad a augmenté de 40 % les retraites du secteur public et de l’armée, selon SANA
D’après une liste de prix publiée par l’agence samedi, un litre de carburant diesel destiné aux industries du transport et de l’agriculture, ainsi qu’au secteur public se vend désormais 500 livres syriennes, contre 180 livres auparavant. Le prix de la même quantité de carburant diesel désigné pour les boulangeries a augmenté de 135 à 500 livres syriennes, toujours d’après l’agence officielle.
Un responsable de la société d’État syrienne pour le stockage et la distribution des produits pétroliers, Moustapha Haswiya, a précisé que 80 % des besoins en hydrocarbures de la Syrie étaient achetés à l’étranger en devises étrangères.
« Il était nécessaire d’augmenter les prix afin de réduire la facture des importations et de garantir les liquidités nécessaires à la poursuite de l’approvisionnement en dérivés du pétrole », a-t-il déclaré, cité par SANA.
Le prix du pain subventionné a, lui, doublé, passant de 100 à 200 livres syriennes. « Tout cela était prévisible, et maintenant, nous craignons de nouvelles augmentations du prix de la nourriture et des médicaments », s’est inquiété Waël Hammoud, un habitant de Damas, âgé de 41 ans.
Un économiste de Damas, s’exprimant sous couvert d’anonymat, estime que le gouvernement continuera effectivement d’augmenter les prix à mesure que la crise s’aggrave. « Tant qu’il n’y aura pas d’argent entrant dans la trésorerie, les augmentations de prix se poursuivront », a-t-il affirmé.
Frappée de plein fouet par le conflit déclenché en 2011, l’économie syrienne pâtit en outre des sanctions occidentales et des effets de la crise financière au Liban voisin, dont le système bancaire a longtemps servi de base arrière pour l’approvisionnement en dollars. D’après l’ONU, la majorité des Syriens vit actuellement sous le seuil de pauvreté, tandis que les prix ont doublé au cours de l’année écoulée.
Source : AFP


Au lieu de dire "sanctions",il faut dire mesures coercitives unilatérales imposées par des Etats,car seul le Conseil de sécurité des Nations Unies est habilité à imposer des sanctions selon le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies.Il faut lever ces mesures coercitives unilatérales dont soufrent affreusement les peuples. M.Z
12 h 45, le 12 juillet 2021