Près d’un mois après avoir déjà tiré la sonnette d’alarme, la Chambre internationale de navigation de Beyrouth, un groupement qui rassemble plus de 45 agences maritimes qui opèrent dans la capitale, a réitéré hier sa crainte de voir le port de Beyrouth « paralysé » en raison de la « détérioration » des grues y opérant pour charger et décharger les navires, eux-mêmes « engorgés dans un trafic à quai et hors quai sévère ».
Dans son communiqué, la chambre a demandé « à tous les responsables d’intervenir rapidement auprès de la Banque du Liban » afin de transférer les fonds nécessaires en devises aux fournisseurs étrangers pour « réparer les équipements », sans préciser les montants nécessaires pour les réparations requises. En juin, elle avait affirmé que seulement six portiques de manutention du quai n° 16 du terminal (les grues géantes) sur 16 étaient opérationnels.
Si le terminal conteneurs, localisé à plus d’un kilomètre de distance de la détonation, avait été relativement épargné par l’explosion cataclysmique au sein du port de Beyrouth le 4 août dernier, cela n’est pas le cas avec la gravissime crise économique et financière que traverse le Liban depuis près de deux ans. Enfin, une délégation d’entrepreneurs encadrée par le Mouvement des entreprises de France (Medef) et qui souhaite participer à la reconstruction du port ainsi que des quartiers environnants a atterri à Beyrouth cette semaine. Le bilan de cette visite sera fait lors d’un point presse programmé ce soir.

