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Sport - Tennis / Wimbledon

Le gazon fait glisser... et jaser

Après son abandon sur blessure dès son premier match, stop ou encore pour Serena Williams ? 

Le gazon fait glisser... et jaser

« J’ai eu le cœur brisé (…) » : blessée et en larmes, Serena Williams a été obligée d’abandonner en plein match du 1er tour à Wimbledon. Adrian Dennis/AFP

Glissades, blessures et abandons : les deux premiers jours de Wimbledon ont été marqués par des incidents qui ont notamment provoqué le départ prématuré et en larmes de Serena Williams, soulevant la question du gazon, ou de l’habitude perdue des joueurs à évoluer dessus, après l’annulation de l’édition 2020.

À deux reprises, le double tenant du titre Novak Djokovic s’est retrouvé à plat sur le dos lors de son 1er tour face au Britannique Jack Draper, lundi pour l’inauguration du Center Court qui n’avait plus servi depuis deux ans. « J’ai glissé plusieurs fois. Je cherche encore mon jeu de jambes sur ce gazon assez glissant, assez humide », a expliqué le n° 1 mondial. Selon le Serbe, « il est probable que ce soit à cause du toit » que le gazon soit aussi glissant sur les Center Court et Court n° 1 ainsi transformés en sortes de serres, alors que des quantités infinies de pluie ont arrosé Londres depuis la nuit de dimanche à lundi. Djokovic s’en est sorti sans dommage. Tout comme Roger Federer qui a su garder son équilibre, mais a profité de l’abandon sur blessure, après une glissade, d’Adrian Mannarino à l’attaque du cinquième set mardi. Le Suisse a reconnu que le court était glissant. Mais après tout, selon lui, c’est une des caractéristiques de la surface. « Quand j’ai quitté le court, l’arbitre m’a demandé ce que je pensais du terrain. J’ai répondu qu’il était conforme à ce que l’on connaît », a-t-il déclaré, mais reconnaissant avoir eu une petite frayeur sur une montée à la volée. Selon lui aussi, le gazon semble plus glissant sous le toit.

Les chutes à Wimbledon sont monnaie courante, et Maria Sharapova avait qualifié les courts de dangereux en 2013 après être tombée trois fois... et avoir été éliminée. La même année, Victoria Azarenka s’était retirée du tournoi avec une blessure à une cheville consécutive à une chute, tout comme Caroline Wozniacki.

« J’ai eu le cœur brisé de devoir abandonner » : Serena Williams, en quête d’un 24e titre record en grand chelem, n’a pas eu la sortie espérée à Wimbledon, où elle a abandonné mardi sur blessure au 1er tour. Après une telle désillusion et à bientôt 40 ans, la reverra-t-on sur le gazon londonien ou sur tout autre Majeur ? Son dernier trophée en grand chelem remonte désormais à quatre ans et demi, début 2017 en Australie. Elle a depuis échoué quatre fois en finale (Wimbledon 2018 et 2019, et US Open 2018 et 2019). Avec l’âge et des centres d’intérêts qui divergent du tennis de haut niveau (sa fille Olympia née en septembre 2017, sa ligne de vêtements lancée en 2018), sa tâche est de plus en plus compliquée surtout face à des joueuses de moins en moins impressionnées. « Le tableau féminin est extrêmement fourni. Il faut vraiment s’affirmer maintenant. Il n’y a plus aucun match qui soit une victoire assurée. Quelle que soit l’adversaire, il faut être prête. Tout le monde a travaillé très dur pour être là », soulignait-elle à la veille du début de Wimbledon, où elle rêvait d’un 8e sacre cette année.

Même son adversaire, la Bélarusse Aliaksandra Sasnovich, classée 100e mondiale, éprouvait – officiellement – plus de regrets que de satisfaction après sa qualification tronquée par l’abandon de la reine Serena à 3-3 dans la première manche. « Bien sûr, j’étais prête à jouer à 100 %. J’étais prête mentalement, stratégiquement, physiquement. Et en entrant sur le court, je pensais à profiter du tennis et de l’ambiance », a-t-elle déclaré en soulignant que pour elle c’était « une chance de jouer contre Serena » qui s’est terminée en « triste histoire ».

Car l’Américaine a quitté le court en pleurs, blessée à la jambe droite. Une nouvelle blessure qui s’ajoute aux nombreux pépins de santé rencontrés dans sa carrière et qu’elle avait su surmonter... avec quelques années en moins et une envie de jouer et de gagner plus débordantes que ces derniers temps. Elle qui n’avait abandonné qu’une fois en plein match d’un tournoi du grand chelem (au 3e tour à Wimbledon en 1998) depuis le début de sa carrière en 1995, trouvera-t-elle les ressources pour surmonter la terrible désillusion londonienne avant le début de l’US Open le 30 août ?

Source : AFP

Glissades, blessures et abandons : les deux premiers jours de Wimbledon ont été marqués par des incidents qui ont notamment provoqué le départ prématuré et en larmes de Serena Williams, soulevant la question du gazon, ou de l’habitude perdue des joueurs à évoluer dessus, après l’annulation de l’édition 2020.À deux reprises, le double tenant du titre Novak Djokovic s’est retrouvé à plat sur le dos lors de son 1er tour face au Britannique Jack Draper, lundi pour l’inauguration du Center Court qui n’avait plus servi depuis deux ans. « J’ai glissé plusieurs fois. Je cherche encore mon jeu de jambes sur ce gazon assez glissant, assez humide », a expliqué le n° 1 mondial. Selon le Serbe, « il est probable que ce soit à cause du toit » que le gazon soit aussi glissant sur les Center...
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