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Dernières Infos - Explosions Du 4 Août

Bitar ne se fixe pas d'échéance pour déposer les actes d'accusation

Bitar ne se fixe pas d'échéance pour déposer les actes d'accusation

Les silos du port de Beyrouth détruits par la double explosion du 4 août 2020. Photo AFP / Joseph EID

Le juge d'instruction près la Cour de justice Tarek Bitar, qui est chargé de l'enquête sur la double explosion meurtrière du 4 août 2020, a affirmé mercredi qu'il ne se fixait aucune échéance pour émettre les actes d'accusation dans ce dossier, démentant ainsi des informations de presse. 

Dans un bref entretien avec l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), le magistrat a souligné que les informations diffusées dans les médias concernant le contenu des discussions qu'il a eues avec une organisation de proches de victimes sont "imprécises". Il a affirmé qu'il "n'a pas fixé d'échéance" pour publier ses actes d'accusation et qu'il n'a pas confié aux parents de victimes, ni à personne d'autre, l'identité des personnes qui seraient inculpées pour "négligence" ou comme "responsables de l'explosion". "L'enquête a lieu dans le secret absolu", a-t-il déclaré, affirmant que toute décision qu'il prendra se basera sur "les informations et données dont il dispose". 

Tarek Bitar avait annoncé début juin qu'il se donnait deux mois pour déterminer les causes du drame et que sur les trois hypothèses sur lesquelles portait l'enquête, l'une avait été écartée à 70%, sans préciser laquelle. "La première hypothèse est celle d'une erreur lors de travaux de soudure sur la porte du hangar 12 et qui aurait provoqué l'incendie puis l'explosion. La deuxième est celle d'un acte militaire ou terroriste intentionnel à l'intérieur du port, et la troisième est celle d'une frappe aérienne à l'aide d'un missile", avait expliqué le juge.

La double déflagration au port de Beyrouth a fait plus de 200 victimes et 6.500 blessés, dévastant des quartiers entiers de la capitale. Dix mois plus tard, l'enquête piétine toujours au grand dam des familles des victimes, sur fond d'interférences politiques. Plusieurs responsables, notamment le Premier ministre sortant Hassane Diab, et les ex-ministres et députés Youssef Fenianos et Ali Hassan Khalil avaient été inculpés pour négligence par le juge Fadi Sawan, le prédécesseur de M. Bitar qui avait alors été écarté de l'enquête.

Mardi, des dizaines d'organisations, survivants et proches de victimes ont envoyé une lettre au Conseil des droits de l'homme de l'ONU afin de réclamer qu'il se saisisse de l'enquête, dénonçant les "failles" de l'instruction locale, les ingérences politiques et la "culture d'impunité" dont jouissent les dirigeants libanais. 

Le juge d'instruction près la Cour de justice Tarek Bitar, qui est chargé de l'enquête sur la double explosion meurtrière du 4 août 2020, a affirmé mercredi qu'il ne se fixait aucune échéance pour émettre les actes d'accusation dans ce dossier, démentant ainsi des informations de presse. Dans un bref entretien avec l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), le magistrat a souligné que les informations diffusées dans les médias concernant le contenu des discussions qu'il a eues avec une organisation de proches de victimes sont "imprécises". Il a affirmé qu'il "n'a pas fixé d'échéance" pour publier ses actes d'accusation et qu'il n'a pas confié aux parents de victimes, ni à personne d'autre, l'identité des personnes qui seraient inculpées pour "négligence" ou comme "responsables de l'explosion"....